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L?Australie remercie Freeman pour tout?
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L?Australie remercie Freeman pour tout?
Les Australiens ont salué, hier, la championne d?athlétisme Cathy Freeman, 30 ans, comme l?une des plus grandes athlètes australienne de tous les temps, après l?annonce, mardi, de sa retraite sportive.
?J?ai perdu cette volonté, ce désir, cette passion et cette énergie?, a expliqué l?athlète australienne. ?Je ne peux plus continuer, a-t-elle lâché, depuis Londres, après une réunion avec l?entraîneur national Keith Connor. Je n?aurai plus jamais le même sentiment de perfection. Je n?ai plus la même envie. Je sais ce que cela coûte d?être une championne, d?être la meilleure du monde, et je n?ai pas cette mentalité à présent.?
?Elle a estimé que si elle ne s?alignait pas aux Mondiaux ce serait encore plus dur de revenir pour Athènes (aux JO-2004)?, a révélé l?entraîneur de l?athlète, Peter Fortune.
La retraite de Freeman a fait la une de l?ensemble des journaux australiens hier. Le Premier ministre australien, John Howard, a indiqué que la victoire de la coureuse aborigène, à domicile, lors du 400 mètres aux Jeux olympiques de Sydney, était ?l?un des plus grands événements sportifs de notre génération?.
?Je la remercie pour toutes les joies qu?elle a apportées au sport et à l?Australie, et pour la communauté aborigène, à qui elle a rendu hommage par ses victoires?, a déclaré Howard. En 13 ans de carrière, Freeman a remporté la médaille d?or du 400 mètres aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, et a gagné deux fois les Championnats du monde (1997, 1999).
C?était la plus grande adversaire de la Française Marie-José Pérec, qui l?avait battue aux Jeux olympiques d?Atlanta en 1996. Freeman avait alors remporté la médaille d?argent.
Sa compatriote, l?ancienne championne olympique d?heptathlon Jane Flemming, s?est déclaré presque ?heureuse? de cette annonce, considérant que Freeman avait été une trop grande athlète pour voir sa carrière décliner. ?La dernière course dans nos esprits sera celle de Sydney, et c?est mieux ainsi?, a déclaré Flemming à la radio ABC.
Le biographe de Freeman, Adrian McGregor, a précisé que Freeman pouvait continuer à courir, mais qu?elle avait perdu la flamme de la compétition. Freeman, qui a déjà laissé entendre qu?elle se lancerait dans la politique après sa retraite sportive, pourrait utiliser sa renommée pour défendre les droits de sa communauté.
Le chef de l?opposition de centre gauche, le travailliste Simon Crean, a proposé qu?elle s?attache à promouvoir un rapprochement entre les communautés noire et blanche d?Australie.
Pourtant sa carrière politique risque d?être gênée par sa nature timide. Elle n?avait pas supporté d?être sous les projecteurs des médias lorsqu?elle s?occupait de son mari, Sandy Bodecker, atteint d?un cancer de la gorge.
Le couple s?était séparé après la guérison de Bodecker. C?est la première aborigène a s?être adjugé une médaille olympique. Elle s?enveloppait du drapeau aborigène après chacune de ses victoires.
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