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L?appel à la solidarité nationale
La baisse des prix d?achat du sucre met la classe politique dans tous ses états. Le Premier ministre suppléant, Paul Bérenger et Pravind Jugnauth ont commenté ce dossier, hier.
Alors que le gouvernement appelle à un front commun national pour faire face à la baisse, l?opposition répond de manière nuancée. Tout en exprimant son « insatisfaction devant la performance du Premier ministre, du ministre de l?Agro-industrie et de celui des Affaires étrangères par rapport à cet épineux dossier », le leader de l?opposition, préfère « taire ses critiques pour le moment ».
En revanche, Pravind Jugnauth, leader du MSM, ne fait pas dans la dentelle. Il s?en prend vertement à Arvin Boolell, en le traitant « d?incompétent » et ne ménage pas non plus le Premier ministre. À son avis, ce dernier affiche « un manque total de considération à l?égard de ce dossier ».
Mais comme Arvin Boolell, Paul Bérenger et Pravind Jugnauth qualifient la décision de l?UE de « coup de massue et de catastrophe » pour l?industrie sucrière. Le leader de l?opposition accuse l?UE d?avoir « sacrifié les pays ACP » et ajoute que Maurice « est de loin le plus grand perdant ».
Le gouvernement refuse de s?avouer vaincu. Rashid Beebeejaun estime que le pays doit articuler son action sur quatre axes. Au niveau de l?UE, en exigeant des mesures d?accompagnement et en poursuivant son lobbying auprès des pays amis ; au niveau de l?Organisation mondiale du commerce ; en accentuant la restructuration au niveau local et en mettant au point une stratégie commerciale plus appropriée avec accent sur l?industrie de la canne.
Et tous sont unanimes pour dire que le pays doit jouer à fond la carte diplomatique. « Il n?est pas trop tard et qu?il nous faut tout mettre en ?uvre pour y faire face », estime Paul Bérenger. Décidément, la politique de l?autruche a encore de beaux jours devant elle !
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