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Langage de vérité?
Le secrétaire parlementaire privé Deven Nagalingum a donné, mercredi au centre communautaire de Bonne-Veine, Quartier-Militaire, le coup d?envoi d?une série de rencontres entre des habitants de la circonscription n° 8 et des représentants des organismes parapublics, du conseil de districts ou de différents ministères. Le but est de leur permettre de poser des questions et d?avoir des éclaircissements sur des problèmes qui les affectent au quotidien.
Cette initiative a été saluée par les habitants. L?accent a surtout été mis sur le langage de vérité face au public. Ainsi, Deven Nagalingum dit n?avoir pas apprécié qu?un officier de la CWA soit venu dire sur une chaîne de radio que le problème d?eau à Providence serait résolu très prochainement alors que les travaux ne vont pas démarrer avant début 2005. ?Je prône un langage de vérité et de sincérité. Même si un projet va prendre du temps, il ne faut pas leurrer le public?, lance-t-il.
Au cours du premier exercice de ce genre, les habitants ont surtout adressé des reproches à la CWA et au CEB. Ils se plaignent que, depuis de nombreuses années, la pompe de la CWA tombe trop souvent en panne, provoquant ainsi des interruptions dans la fourniture d?eau. Ils veulent en finir une fois pour toutes avec le système de pompe et proposent l?installation d?une connexion directe avec le résevoir d?Alma
?Ena fois, nou pas gagn dilo quatre a cinq zours. Kifer pa met enn prise dan rezervoir pre kot cimitier Alma pou donn nou dilo. Kan ena la sesres, bann dimoun dan la desante gagne, li, me se ki dan la monte pas gagne?, lance un porte-parole des habitants.
Une habitante, elle, soutient que lorsque l?eau est interrompue, la pression de l?air fait marcher le compteur et augmenter de façon démesurée la facture de la CWA. D?autres voix s?élèvent dans la salle pour protester contre le changement de compteurs sans que les habitants aient été informés. ? Zotte faire ça ziste cotte dimoune ki so bill vinn Rs 55 par mois pou faire nou paie plis.. Pena dilo couma nou capave paie pli?, fulmine un homme au fond de la salle.
Le représentant de la CWA explique que techniquement le réservoir d?Alma ne peut alimenter la région de Bonne-Veine. ?Le réservoir est trop près pour avoir la pression nécessaire. Nous avons augmenté les heures de fourniture de trois à quatre heures. Quand le niveau du réservoir baisse, nous devons automatiquement interrompre la fourniture. Au cas contraire, la pompe risque de sauter?, affirme-t-il, en promettant de soulever le cas avec l?ingénieur de la CWA afin de trouver une meilleure solution.
Les principales doléances contre le CEB viennent des habitants qui font construire leurs maisons. Dans au moins quatre cas, il est allégué que le CEB n?a pas répondu à leur demande pour faire déplacer des pylônes construits sur leur terrain. Ils ne comprennent pas pourquoi ils doivent en faire les frais.
<B>Suivi officiel</B>
Réplique du représentant du CEB qui fait remarquer qu?auparavant les gens voulaient à tout prix avoir l?électricité même si les pylônes étaient placés dans leur cour. Il conseille aux habitants de référer leur cas au Consumer Service du CEB à Curepipe où ils auront une carte de référence bleue.
Un habitant revient à la charge pour signaler qu?il n?a jamais obtenu de carte bleue. Un autre rappelle au représentant du CEB que l?endroit était un ancien camp sucrier et que les pylônes y ont été installés avant même la construction de beaucoup de maisons.
Des demandes ont aussi été faites au conseil de districts pour le remplacement des vieilles mains courantes le long du pont de Bonne-Veine et l?installation de drains.
Deven Nagalingum et son colistier, Purmessur Ramloll, ont joué un rôle de ?facilitateurs? pendant la rencontre. Ils ont demandé aux habitants de référer d?abord leurs doléances au Citizen?s Advice Bureau afin qu?il y ait un suivi officiel.
Le PPS explique qu?il a eu l?idée de lancer un tel exercice au cours d?une visite à Bonne-Veine, dimanche dernier. ?Pour moi, c?est une autre manière de pratiquer une politique de proximité, en demandant aux représentants de différentes autorités concernées d?assister à ces rencontres?, confie-t-il.
? Pour avoir des résultats rapides et éviter la bureaucratie, nous réunissons autour d?une table les autorités concernées et le public. De telles rencontres permettront aux habitants de connaître vraiment l?ampleur de leurs problèmes et des mesures qui seront prises. Ils ne resteront plus dans l?ignorance. Le CAB sera appelé à redynamiser son service et à devenir un partenaire des différentes autorités concernées. Ce qui reflétera la politique du gouvernement d?apporter le développement devant la porte?, soutient-il.
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