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L?ACP Sooroojbally enquêtera sur les policiers suspects

7 mai 2004, 20:00

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Une enquête de haute instance a été ouverte jeudi par la direction de l?Anti- Drug and Smuggling Unit (Adsu). Elle tentera d?éclaircir les circonstances dans lesquelles ont été stoppées les enquêtes policières sur des agressions commises par la bande du notaire Vinay Deelchand.

Ces affaires concernent la tentative de meurtre sur Philippe Calou et le meurtre de Parvez Damree. Il est possible que l?interrogatoire des policiers qui ont mené ces enquêtes commence la semaine prochaine.

L?étau se resserre aussi autour de Raj Dayal, l?ex-commissaire de police. Son interrogatoire est prévu en début de semaine prochaine, a appris l?express. Les enquêteurs veulent avoir sa version sur le complot qui aurait été ourdi en 1994 pour planquer de la drogue chez un habitant de Quatre-Bornes. Cet ex-partenaire en affaires de Deelchand était devenu gênant.

Mes Rama Valayden, et Samad Goolamaully, avocats d?Antoine Chetty, l?ancien bras droit de Deelchand, sont désormais rassurés. Ils disent «avoir reçu l?assurance du commissaire, Ramanooj Gopalsingh, qu?il n?y aura pas de cover-up dans cette affaire et que l?ex-CP Raj Dayal sera bel et bien interrogé».

Ainsi les révélations de leur client pourront reprendre dès dimanche matin. Hier, aucune déposition de Chetty n?a eu lieu. Les enquêteurs étaient pris avec la comparution du notaire Deelchand en cour de Curepipe. Une comparution qui a duré plus longtemps que prévu.

Placée sous la direction de l?Assistant commissaire de police Ravin Sooroojbally, cette nouvelle enquête policière aidera à éclaircir les allégations de «protection occulte» dont aurait bénéficié la bande à Deelchand.

La première enquête relancée concerne l?agression à coups de sabre de Philippe Calou, à Le Bouchon en janvier 2000. Dans deux dépositions à la police, l?une alors qu?il était encore à l?hôpital, l?autre deux mois après sa sortie, le sexagénaire avait révélé les noms de ses agresseurs, en l?occurrence Antoine Chetty et Moonsamy Mooraghen.

Malgré ces dénonciations, ni Antoine Chetty ni Moonsamy Mooraghen n?a jamais été inquiété par la police. Mieux : les enquêteurs de l?époque avaient consigné dans leur rapport que les auteurs de ladite agression demeuraient inconnus. Affaire classée donc.

«Bisin kone ki faire bann dimoune ki ti agresse moi en janvier 2000 pa finn arrêté», déclare Philippe Calou en se confiant à l?express.

Il ajoute :«Je regrette d?avoir prononcé le mot assassin à l?égard d?Antoine Chetty lors de la reconstitution des faits mercredi à Le Bouchon. Je le remercie d?être venu de l?avant pour dire la vérité. Le Bon Dieu à fait son travail.» Philippe Calou poursuit son récit. «Je me souviens encore d?avoir quitté l?hôpital un jour d?alerte cyclonique de classe III. Mais je dois avouer que je continue de vivre dans la peur. Je crains pour ma vie...»

Le vieil homme, qui s?était opposé à la tentative des complices du notaire de s?approprier une portion de terrain dans le Sud, n?est en effet pas au bout de ses peines. Il continue à faire l?objet de menaces au téléphone. «To kontinye ek sa zaffaerla. To pe ranpli lagazet. Fer atansion», lui aurait dit un mystérieux interlocuteur dimanche dernier.

Et Vinay Deelchand et Moonsamy Mooraghen sont arrêtés pour avoir donné des instructions d?assassiner Philippe Calou contre Rs 500 000.

Les circonstances de la mort de Parvez Damree en juillet 1995 demeuraient aussi mystérieuses jusqu?aux révélations de Chetty. Deux personnes sont recherchées : elles auraient reçu Rs 25 000 chacune pour injecter une dose mortelle d?héroïne à Damree

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