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L?accent sur l?accès au marché du travail

12 juin 2004, 20:00

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«Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que lui donner un poisson ! » Cet adage du philosophe chinois Lao-Tseu illustre la politique du gouvernement en matière de formation et d?éducation. Pas moins de Rs 300 millions seront alloués en 2004 ? 2005 à la formation des demandeurs d?emploi et principalement à ceux qui ont peu de qualifications. Le budget de l?éducation bénéficie cette année d?une hausse de 12 % et plafonne à Rs 6,5 milliards.

Environ 3 000 personnes qui n?ont pas le CPE suivront ainsi une formation dans divers domaines : agriculture, élevage, maçonnerie et broderie. Ceux qui ont étudié dans le secondaire mais ne détiennent pas le School Certificate seront formés en réfrigération, en confection, en joaillerie, en réparation et en maintenance par l?IVTB. Ils recevront chacun une allocation mensuelle de Rs 1 500. L?IVTB bénéficie pour cela d?un budget additionnel de Rs 165 millions.

Mesures de Rs 45 millions

En outre, 5 000 détenteurs du SC ou du HSC seront formés durant les deux prochaines années pour travailler dans des centres d?appels et des centres d?externalisation (BPO). Le Skills Development Programme, une formation in situ de diplômés sans expérience, sera étendu cette année à 600 autres personnes qui bénéficieront de la même allocation. Ces mesures coûteront Rs 45 millions.

Sur le plan de l?éducation, le budget joue la continuité, mais l?Education Act sera amendé pour rendre obligatoire la scolarité jusqu?à 16 ans. Sinon, le gouvernement continue à privilégier le long terme en investissant dans l?infrastructure. « Les résultats de la Réforme ne seront visibles que d?ici cinq à six ans », souligne le ministre Steven Obeegadoo.

Tout le monde ne partage pas cet avis. « Dommage que rien n?a été prévu pour les enseignants ! », déplore le président de l?UPSEE, Girish Ramsahye. Suttyhudeo Tengur annonce même une dégradation du niveau au primaire : « Le recrutement annoncé ne sera jamais suffisant pour permettre un rehaussement de la qualité de l?enseignement ! »

Si le primaire et le secondaire sont négligés selon ces derniers commentateurs, le pré-primaire et le tertiaire semblent prendre la part du lion. Cependant, la proposition de mettre sur pied une Open Learning Institution of Mauritius (OLIM), à travers le MCA, laisse les responsables du secteur de l?éducation tertiaire privée assez sceptiques. Ils s?interrogent sur l?opportunité pour l?OLIM de dispenser des cours à distances en partenariat avec les institutions étrangères. « Est-ce à dire que nous n?avons pas assez d?institutions tertiaires privées à Maurice ? », demande le directeur de l?Advanced Education Academy, Girish Nuckchady.

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