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La volupté du pouvoir vue par Christophe Vallée
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La volupté du pouvoir vue par Christophe Vallée
Ni la ?vérité?, ni la ?réalité.? Raconter le roman de 50 ans de vie d?un homme politique. Lui façonner un regard dur, extrêmement critique. Sans aucune complaisance sur les coulisses du pouvoir. Ses dérives, ses vicissitudes. Et inviter un homme politique en fonction, en l?occurrence James Burty David, ministre des Administrations régionales, à se regarder dans le miroir grossissant du roman.
Exercice périlleux, mais réussi. C?était hier, lors du lancement du Crépuscule de l?aube ou De la volupté du pouvoir, roman de 80 pages de Christophe Vallée. Professeur de philosophie descendu de sa chaire au Lycée Labourdonnais, pour mieux remonter le fil de ses admirations littéraires.
Son roman dédié à Ananda Devi ? auteur du sous-titre de l??uvre ? est de son aveu, une série de clins d??il. À Stendhal, Flaubert, Balzac, Julien Gracq, Proust, Sartre, Camus et Le Clézio, entre autres. Rassurez-vous. Il ne faut pas avoir lu cette pléiade de classiques pour digérer les ?phrases courtes? de Christophe Vallée. Construites pour ?montrer la lassitude, la sensation du vide? que donne le pouvoir.
?J?ai voulu faire sentir sa vanité, sa puissance, son caractère évanescent. Montrer comment des hommes peuvent perdre leur vie pour atteindre les plus hautes fonctions. Et surtout comment des hommes au sommet du pouvoir décident un jour de tout abandonner.?
Pour mieux nous aider à cerner comment ?le pouvoir met l?homme à nu?, l?auteur a sollicité les compétences de critique littéraire du ministre James Burty David. Pourquoi lui ? ?Parce qu?il connaît Henri Michaux.?
S?appuyant sur de fort nombreuses citations, celles du Crépuscule de l?aube, comme d?autres puisées dans son érudition (Claudel, Shakespeare?), le ministre a mis en exergue les paradoxes présentés par l?auteur. ?Sa volonté de nous bousculer.?
?Est-ce que le monde nous traverse comme un songe ou est-ce nous qui traversons le monde comme des somnambules ?? Face au ?roman de questionnement?, James Burty David n?a pas manqué de noter l?humour de la situation. Poursuivant son jeu de pistes des citations, le ministre dira qu?au travers du Crépuscule de l?aube, ?on comprend que le pouvoir politique est une vitrine?? Petite pause. Ses yeux se tournent vers l?auteur. ?Me faire dire ça à moi, Christophe.? Sourires de l?assistance. Ou encore : ?Paul (prénom qui se trouve dans le livre)? pas celui que l?on connaît?n?a qu?une obsession, le sexe.? Pour finir avec, ?Le sérieux de l?homme politique ne fait que tromper?. Relevant son nez du livre : ?Ne me citez pas.?
James Burty David, fort d?une inversion du titre, s?appesantira sur le ?pouvoir de la volupté. L?idée que le pouvoir peut être aphrodisiaque. Nous n?en dirons pas plus.? Sauf que la séduction de la plume de Christophe Vallée opère rapidement sur le lecteur.
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