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La veuve de Ramlogun veut une révision judiciaire

3 octobre 2006, 00:00

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Bindoo Ramlogun (photo), la veuve de Rajesh Ramdoolar Ramlogun, demande l?autorisation de la Cour suprême pour une révision judiciaire (judicial review). Elle conteste la décision du Directeur des poursuites publiques (DPP) de se limiter à des charges réduites contre quatre des sept officiers de police dont les noms ont été cités à la suite du décès, en détention préventive, de Rajesh Ramlogun.

Elle proteste également contre la décision de l?abandon de procès contre les trois autres policiers. ?En quête de justice?, dit Bindoo Ramlogun dans un affidavit juré en Cour suprême dans le cadre de la demande de révision judiciaire, elle dit être toujours dans l?attente d?une compensation. Elle se réfère à la préconisation de la Commission des droits humains après son enquête sur la mort du détenu.

Le mercredi 6 septembre, devant la cour intermédiaire, le DPP instruisait un procès contre le sergent Dishiraj Jugdawoo, le caporal Rashid Maudarbux et les constables Kinsley Potié et Evans Levasseur, accusés d?abus d?autorité en tant qu?officiers publics et dissimulation de preuves (?conceal material evidence?).

Peu après, le DPP rayait l?accusation provisoire de meurtre contre eux. Le DPP décidait ensuite qu?il n?y aura pas de poursuites contre les trois autres officiers initialement inculpés de meurtre : Paramasiven Arnasala, Homadeven Manaroo et Sudesh Lutchmun. Ces policiers faisaient partie de la Major Crime Investigation Team (MCIT), section des services de police placée sous la supervision du surintendant Prem Raddhoa.

Rajesh Ramlogun est décédé à l?hôpital le 14 janvier de cette année. Deux jours auparavant, le 12, des agents de la MCIT l?avaient arrêté dans le cadre d?une enquête sur l?assassinat de deux belles-s?urs en leur résidence à Lallmatie. Rajesh Ramlogun avait été détenu à Alcatraz. Après son décès, une enquête judiciaire concluait à un acte malveillant (foul play).

Violation des droits de son époux

Dans son affidavit, Bindoo Ramlogun rappelle que son époux est décédé alors qu?il était en détention et sous la responsabilité des officiers de police déjà cités. Elle rappelle aussi que la Commission des droits humains a conclu, après enquête, qu?il y a eu violation des droits de son époux et que la commission a déclaré ?that an offence may have been committed?.

Bindoo Ramlogun s?appuie aussi sur une note du deputy commissioner of police du département pénal qui indiquait, dans un rapport provisoire, que ?the cause of death dictates that there has been some sort of violence which has been used by the officers of the MCIT, which resorted in the death of Ramdoolar Ramlogun?. Ainsi, dit-elle, les conclusions de l?enquête judiciaire de même que celles de la Commission des droits humains, auraient dû constituer les éléments en faveur d?une décision pour maintenir l?inculpation de meurtre. Ce qui ne ?reflète nullement? la décision du DPP, dit-elle.

La veuve de Ramlogun a retenu les services de Mes Viren Ramchurn, avocat et de Doorgachurn Luchmun, avoué.

EN COUR INTERMEDIAIRE

Les quatre officiers de la MCIT plaident non coupables

■ Le procès intenté en cour intermédiaire à quatre des sept policiers arrêtés dans le cadre de l?enquête sur la mort du détenu Rajesh Ramlogun a été appelé hier. Tous les quatre, le sergent Dhisiraj Jugdawo, le caporal Rashid Maudarbux, les constables Kinsley Potié et Evans Levasseur ont plaidé non coupables devant le magistrat Hajee Abdoulah.

Ils sont accusés d?abus d?autorité en tant qu?officiers publics et de dissimulation de preuves (?conceal material evidence?) dans le cadre de l?enquête sur la mort du détenu. L?affaire sera prise sur le fond du 9 au 12 avril de l?année prochaine. Ces quatre officiers, qui ont été interdits de leurs fonctions, faisaient partie de l?équipe qui interrogeait le détenu. Leurs co-équipiers Sudesh Lutchmun, Paramasiven Arnasala et Homadeven Manaroo, également arrêtés dans le cadre de cette affaire, ne seront pas poursuivis. Ainsi en a décidé le DPP. Ces trois officiers escortaient le suspect à la prison Alcatraz dans la soirée du 12 janvier.

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