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La vente des «recon» chute
La baisse des taxes sur les voitures neuves aidant, les Mauriciens auraient tendance à préférer celles-ci à celles qui ont été remises à neuf et qui sont importées du Japon et de la Malaisie, entre autres. Les chiffres de vente de ce type de voiture sont donc en chute libre, à en croire ceux travaillant dans le secteur. Une baisse notée depuis l?année dernière et les trois premiers mois de cette année et qu?ils estiment à 25 %.
Jean Etienne, directeur de la compagnie JRE, un des pionniers dans le secteur des voitures remises à neuf, confirme : «Il y a eu une baisse des taxes sur les voitures neuves il y a deux ans. L?effet s?est fait sentir en 2007 et se poursuit depuis le début de l?année.» Il explique qu?une Nissan March remise à neuf qu?il vend à Rs 475 000 ne coûte que Rs 45 000 de plus neuve. Même scénario pour la Toyota Yaris qu?il vend à Rs 525 000 et qui, neuve et importée du même pays, le Japon, coûte Rs 575 000.
Cette tendance va se poursuivre, estime Jean Etienne, de même que la baisse de taxes sur les voitures neuves, ce, en dépit de l?appréciation de la roupie. L?impact que ce phénomène a eu sur le prix des voitures ne devrait pas être très conséquent, mais cela ne se saura qu?en septembre. Pour lui, le gouvernement doit légiférer et ne plus accorder de permis à des véhicules de quinze ans qui roulent toujours. Ils sont 60 000.
Zaid Ameer, le président de la Dealers Importers Vehicles Association (DIVA), abonde dans le même sens et souligne que c?est une suite logique en raison des décisions prises par le gouvernement MSM-MMM en 2003. Celui-ci avait interdit l?importation des véhicules remis à neuf ayant plus de cinq ans dans le but d?empêcher un dumping sur Maurice de ces voitures.
Les nouveaux règlements autorisent l?entrée à Maurice des voitures remises à neuf qui ont jusqu?à quatre ans. C?est pour cela que celles-ci coûtent jusqu?à 30 à 40 % plus cher que celles de 5 ans.
Zaid Ameer fait également ressortir que des courtiers qui importent des voitures pour des particuliers, évitent de payer la TVA et font leur client payer cette taxe. Une pratique illégale qui, fait ressortir Jean Etienne, se poursuit en dépit du fait qu?elle ait été signalée à la douane. Le président de la DIVA précise qu?en raison de tous ces problèmes, de nombreux concessionnaires ont dû mettre la clé sous le paillasson.
Selon des chiffres disponibles à la National Transport Authority, le nombre de voitures remises à neuf importées qui étaient vendues il y a deux ans était d?environ 5 500. Un chiffre qui est tombé à 4 527.
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