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La vente à bail des terres de l?État revue

13 juillet 2003, 20:00

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Les lots de terrains résidentiels offerts à bail n?ont pas trouvé preneurs. Les conditions de vente n?ont pas séduit. Les familles hésitent à s?embarquer dans ce projet car ils sont d?avis que cela leur coûtera assez cher par la suite. Le gouvernement se voit contraint d?assouplir les conditions d?octroi de ces terrains.

Les critères actuels, approuvés en décembre dernier, avaient prévu que le détenteur du bail paierait

Rs 4 000 par an pour les dix premières années. Ce montant pourrait être revu à la baisse. Un autre changement à prévoir porte sur la hausse du prix du bail tous les dix ans.

Il avait été décidé que ce bail, valable jusqu?au 30 juin 2060, connaîtrait une hausse de 50 % tous les dix ans. Les autorités souhaitent assouplir cette condition. La modification majeure concernera les frais d?enregistrement. Les modalités actuelles rendent obligatoire le paiement de ces frais qui sont d?environ Rs 30 000. Cette obligation devrait être supprimée tout comme pour les First-time Buyers de terrains ou de maisons.

Ces terrains sont destinés aux familles à revenus moyens. Celles qui sont éligibles au projet doivent avoir des revenus dans la fourchette de Rs 7 500 à Rs 10 000. Ce critère pourrait aussi être légèrement modifié. Pour être éligible, il ne faut pas être propriétaire d?un terrain de l?Etat ou d?un logement de la NHDC ou de la CHA. Il ne faut pas avoir bénéficié d?un Government-sponsored Loan de la MHC ou de l?allocation pour la dalle ou pour l?achat des matériaux.

Le but du projet est d?offrir quelque 50 toises à chaque famille avec toutes les infrastructures ? eau, électricité et drains. Il sera, par ailleurs, exigé des bénéficiaires de fournir leur projet de construction. Le ministère du Logement proposera des plans gratuits aux familles. La MHC propose, elle, des services d?architecture à un coût nominal.

Les premiers morcellements devaient être disponibles à Bambous (70 lots) et à Piton (100 lots) pour une centaine de familles. Le ministre des Finances, Paul Bérenger, avait annoncé dans le budget que 317 portions seront disponibles à Albion, Bambous, Piton, et Camp-de-Masque.La deuxième étape sera Camp-Le Vieux, Bel-Etang (près de Montagne-Blanche) et Saint-Pierre. Les autorités prévoient d?allouer au minimum 300 lots chaque année.

Mais le peu d?intérêt des familles a mis le projet en veilleuse. La NHDC, qui le pilote, avait ouvert 3 700 dossiers de familles, qui s?étaient manifestées lors d?un exercice d?enregistrement. Toutefois, comme cet exercice avait été fait avant que les modalités ne soient définies, plusieurs d?entre elles se sont désistés par la suite.

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