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La tête dans les sommets
Jaysen Arumugum, 30 ans, est installé en Angleterre. Il a le physique d?un athlète de haut niveau, l?accent parfaitement british et l?humour facile. Sa passion : les montagnes. Depuis l?ascension du Pouce à Maurice, Jaysen a pris goût à la montagne.
Le Londonien ? il s?impose une discipline de militaire pour garder la forme ? veut gravir les sept sommets les plus élevés de la planète d?ici 2009. Il a déjà atteint trois objectifs : le Kilimanjaro (5 895 m) en 2002, l?Elbrus (5 642 m) en 2005 et l?Aconcagua (6 962 m) en 2006. En avril 2007, il se réserve un sommet australien, le Mont Kosciusko (2 228 m) qui figure sur la liste des sept pics à gravir.
« Ce n?est pas une montagne vraiment difficile. D?ailleurs j?emmène ma copine », lance-t-il dans un fou rire. Il lui restera encore le Denali (6 194 m) en Alaska, le Mont Vinson (4 897 m) dans l?Antarctique et enfin le plus haut sommet de la planète, le mont Everest qui culmine à 8 850 m.
Mais quelle mouche l?a-t-il, donc, piqué pour qu?il courre ainsi les pentes des plus hauts sommets de la planète ?
« J?ai aimé l?alpinisme depuis que j?ai gravi Le Pouce. Looking down, standing alone, victorious is an amazing feeling and very emotional », avoue-t-il. La sensation d?être un élu, de faire partie du groupe très fermé et select de ceux qui ont eu le privilège de respirer le peu d?oxygène qui circule tout en haut des cimes, dominés après tant de souffrance, d?incertitude et d?angoisse. Bref, le plaisir de jouir de l?ivresse des sommets, dont on ne se rassasie pas. « C?est une passion dévorante. Mais il ne faut pas rigoler avec la montagne. Il faut la respecter, sinon elle te tue. Au pied d?un sommet on se sent si minuscule, si insignifiant », ajoute Jaysen.
« À chacun son Everest » comme dirait l?autre. Mais pour Jaysen, l?Everest c?est l?Everest. L?année prochaine, il compte bien s?attaquer à la montagne la plus célèbre du monde. Pour y parvenir, il lui faudra réunir les fonds nécessaires pour cette expédition dans l?Himalaya. On a beau vouloir fuir la civilisation, sans argent, hélas, on ne peut rien faire.
« C?est un projet très intéressant, passionnant. J?espère pouvoir le vendre à la société mauricienne. Je serai à Maurice en avril avant de gagner l?Australie. Je prendrai contact avec les entreprises importantes qui seraient susceptibles de m?aider. Ce serait un honneur pour moi d?avoir les couleurs d?une compagnie mauricienne flottant au sommet de l?Everest », explique Jaysen.
« Autrefois, j?ai tout financé seul. L?Everest nécessite une logistique autrement plus importante et une longue et minutieuse préparation. Sans sponsors, je ne pourrai le réaliser. Avant celles de Londres, ma préférence va bien sûr aux entreprises locales. »
L?alpiniste ? qui poursuit des études d?actuaire ? trouve encore le temps pour ses sorties à vélo, la course à pied et l?escalade en salle. Pour gagner d?autres sommets, il faut une forme parfaite, olympique. Le prix à payer pour avoir la tête dans les étoiles.
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