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La tenue des élections incertaine

9 novembre 2005, 20:00

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Le président de l?Union des Comores, Azali Assoumani, a affirmé ne pas être en position d?organiser ?dans quelques mois les élections présidentielles? à Anjouan, île de cet archipel de l?océan Indien d?où doit être constitutionnellement issu son successeur.

?Je ne peux pas organiser des élections à Anjouan, alors que je n?ai ni administration, ni force de sécurité sur l île?, a-t-il déclaré en langue comorienne lors d?un discours à la nation à l?occasion de la fête de la fin du ramadan.

La Constitution, complexe, de l?Union des Comores prévoit une présidence tournante entre les trois îles de l?archipel. La loi prévoit que le président élu en 2006 sera issu d?Anjouan, ce qui exclut un nouveau mandat pour le président sortant, élu sur l?île de La Grande Comore en 2002.

En principe, le président doit donc quitter le pouvoir en avril 2006 et être remplacé par un élu anjouanais. Il a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de quitter le pouvoir mais ses adversaires l?accusent de man?uvrer pour prolonger son mandat. ?Chacun sait que, face à la situation qui prévaut jusqu?ici à Anjouan, les institutions de l?état n?ont pas encore pu s?y implanter?, a-t-il indiqué ensuite en français lors d?une cérémonie au palais présidentiel. ?Dans ces conditions, il me sera difficile de prendre la responsabilité de rassurer les Comoriens et nos partenaires, par rapport au déroulement des élections à Anjouan?, a-t-il dit. L?île d?Anjouan avait fait sécession en août 1997. À la suite de l?accord dit de Fomboni, parrainé par l?Union africaine, elle a réintégré l?Union en gardant une large autonomie, refusant notamment au colonel Azali d?y déployer l?armée. ?Je me suis adressé au président de la Commission de l?Union africaine, Alpha Oumar Konaré, et au secrétaire général de l?Onu, Koffi Annan pour que les deux organisations avec l?appui de l?ensemble de la communauté internationale s?investissent (...) dans le prochain processus électoral?, a poursuivi le colonel en français.

En langue comorienne, le président a été plus explicite : ?J?ai demandé à ces chefs de venir organiser eux-mêmes les élections et de ne pas se limiter à l?envoi d?observateurs.?

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