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La sérénité retrouvée

28 janvier 2007, 00:00

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Après une année houleuse, marquée par des conflits entre joueurs, entraîneurs et dirigeants, le calme semble revenue au sein de la sélection nationale. Les joueurs et l?ex-mentor Annirao Dajee ont accepté d?enterrer la hâche de guerre tandis que l?Association mauricienne de badminton s?est convertie dans le rôle de facilitateur entre les deux parties. Désormais, un seul objectif les préoccupe : préparer les Championnats d?Afrique, qui se tiendront du 21 au 27 mai à Maurice, dans les meilleures conditions.

Le retour de Dajee qui devrait reprendre ses fonctions d?entraîneur de l?élite dans les jours qui viennent est, en effet, bien accueilli par la plupart des joueurs. « Après plusieurs années d?attente, nous nous sommes rendus à l?évidence que nous n?aurons pas de DTN. Annirao Dajee est l?une des rares personnes qui possèdent les qualifications requises pour diriger les entraînements nationaux. Je pense qu?on devrait essayer de mettre les différends de côté et essayer de travailler en équipe. Et surtout songer à notre objectif qui sont les Championnats d?Afrique », souligne Stéphane Beeharry, qui compte plus d?une dizaine d?années au sein de l?élite.

Le joueur estime, cependant, qu?on ne devrait plus perdre de temps pour lancer la machine. « Nous avons certes repris les entraînements, mais nous n?avons pas de programme spécifique pour les Championnats d?Afrique. Il nous reste peu de temps avant l?échéance, on devrait se mettre au travail dès maintenant », souligne-t-il.

Au-délà de marquer des points pour la qualification en vue des Jeux olympique de Beijing 2008, les Championnats d?Afrique sont aussi une occasion pour les joueurs mauriciens de se racheter après leur performance médiocre à l?édition de décembre dernier. En effet, Maurice s?était contentée de trois médailles de bronze en Algérie, soit notre plus maigre récolte à ce rendez-vous africain.

Mais la tâche sera difficile avec le départ d?Eddy Clarisse, Kiran Baboolall ou encore de Shama Aboobakar de la sélection nationale. D?autre part, la montée en puissance des autres pays du continent tels que les Seychelles ou encore ceux du Maghreb n?arrange guerre les choses pour nos compatriotes.

Comment relever le défi dans de telles conditions ? Stéphane Beeharry, capitaine de la sélection nationale, est catégorique : « Nous ne pouvons plus nous permettre d?avoir des joueurs qui évoluent dans les trois épreuves. C?est-à-dire à la fois en simple, double et double mixte. Nous devons absolument miser sur la spécialisation. »

Il est également d?avis qu?on ne devrait pas hésiter à faire appel aux anciens. « Pour les Jeux des îles de 2003 on avait appliqué cette formule et elle avait rapporté des fruits. Pourquoi ne pas le faire pour les prochains Championnats d?Afrique ? D?autant plus que ce rendez-vous se tiendra chez nous», conclut le joueur.

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