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La suprématie de Microsoftdans les navigateurs Web contestée
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La suprématie de Microsoftdans les navigateurs Web contestée
Cet état de fait pourrait changer avec l'arrivée de rivaux sérieux, comme Opera, Safari et Firefox, qui proposent aux utilisateurs des fonctions innovantes et une meilleure sécurité qu'Internet Explorer, largement inchangé depuis des années.
Le navigateur Firefox est né des cendres de Netscape, pionnier des navigateurs web ou «browsers», emblématique de l'explosion de l'Internet dans les années 1990 avant d'être enterré par Internet
Explorer de Microsoft. Netscape a depuis été racheté par le fournisseur d'accès America Online qui en a donné gratuitement le code-source à la Mozilla Foundation, une association à but non lucratif. Après environ trois ans de heurs et malheurs, Mozilla a lancé en 2004 une nouvelle version de son logiciel de navigation qui a mis des mois à trouver son public. Plus de cinq millions d'exemplaires du logiciel ont été téléchargés depuis deux mois et plus d'un million depuis le lancement le 15 septembre de la version 1.0 en «preview», une version pré-commerciale.
Parmi les navigateurs web alternatifs, seul Firefox est disponible en «open source», ce qui autorise toute personne à en modifier le code pour y ajouter des modules afin de relever automatiquement un compte de courrier électronique, contrôler un lecteur de musique numérique ou lancer des requêtes de recherche dans Google, Amazon.com ou encore eBay.
La plupart des estimations donnent à Internet Explorer environ 95% de parts de marché, mais cette hégémonie pourrait se réduire au vu du comportement des «early adopters», les pionniers fanatiques de nouveautés qui définissent les futures tendances plusieurs mois avant le grand public.
Ainsi, près de 20% des visiteurs du site avant-gardiste Engadget (http://www.engadget.com) passent par Firefox pour se connecter, contre 53% par Internet Explorer, 11,3 par Safari et 2,5% par Opera.
La fonction la plus intéressante proposée par l'ensemble des navigateurs alternatifs, Opera, Safari et Firefox, mais absente d'Internet Explorer, est la navigation par onglets, ou «tabbed browsing».
La plupart des internautes utilisant Internet Explorer ouvrent de multiples fenêtres de navigation, que ce soit pour visiter plusieurs sites les uns après les autres ou pour maintenir ouvertes certaines fenêtres, comme celle de leur courrier électronique sur le web, par exemple.
La navigation par onglets permet d'ouvrir un nombre illimité de sites à l'intérieur d'une seule fenêtre afin d'économiser de l'espace sur l'écran. Elle présente également comme avantage de permettre d'ouvrir d'un seul coup l'ensemble des sites que l'utilisateur visite quotidiennement ou qu'il maintient ouverts en permanence.
Les trois navigateurs alternatifs proposent également le blocage des fenêtres «pop-up» qui font apparaître des publicités sans l'accord de l'internaute. Microsoft a publié récemment une mise à jour de son système d'exploitation Windows qui permet de bloquer ces fenêtres.
Avec les années, Internet Explorer est devenu la cible favorite de nombreux concepteurs de virus qui tirent parti d'une série de failles de sécurité bien connues, de son intégration poussée dans le système Windows et de sa large popularité auprès des internautes.
Les navigateurs alternatifs bénéficient de ce fait d'une plus grande sécurité grâce au faible nombre de leurs utilisateurs, car ils n'intéressent pas les concepteurs de virus.
De plus, ils ne comprennent pas certaines fonctions créées par Microsoft, comme les contrôles ActiveX, qui permettent à un site d'installer un programme exécutif sur un système, une des principales sources de vulnérabilité d'Internet Explorer.
La présence encore très minoritaire des navigateurs alternatifs revêt tout de même certains inconvénients: Internet Explorer restant la norme du marché, certaines pages ne s'exécutent pas ou mal dans Opera, Safari ou Firefox.
Firefox (http://www.mozilla.org/products/firefox/index.html), qui ne propose pas encore de version totalement aboutie de son logiciel, est entièrement gratuit et modifiable. Safari (http://www.apple.com/safari/) n'est accessible qu'au faible pourcentage d'internautes utilisant un ordinateur Apple sous MacOS.
Opera (http://www.opera.com/) est disponible en partagiciel, ou «shareware», avec une version gratuite intégrant des publicités et une autre payante sans réclames.
Un fonds pour réduire la fracture numérique en Afrique
Des responsables africains vont lancer un fonds mondial pour aider les populations des pays pauvres à s'équiper de téléphones mobiles et d'accès internet afin de réduire la fracture numérique, a déclaré le président du Sénégal, Abdoulaye Wade.
«Il y a plus de lignes de téléphones à Manhattan que dans tous les pays d'Afrique réunis», a affirmé le chef d'Etat sénégalais, au cours d'une conférence de presse à l'Onu.
Le nouveau fonds, basé sur des contributions volontaires des consommateurs de produits technologiques des pays riches, sera lancé à Genève le 17 novembre, a précisé Wade. Bien que ce fonds profite d'abord aux pays pauvres, selon Wade, il aidera aussi les pays riches dans la mesure où «les millions et les millions de dollars» récoltés serviront aussi aux pays industrialisés à écouler leurs équipements.
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