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La superviseuse a l??il à tout
Géraldine Chan Leung est superviseuse à la maison de St Aubin et au Domaine Les Aubineaux, à Forest-Side. Elle accueille les touristes qui viennent de terminer leur parcours sur la route du thé, à Bois-Chéri.
Lorsque Géraldine faisait ses études au collège Lorette de Quatre-Bornes, elle voulait travailler dans le secteur hôtelier.
Elle n?est pas pressée. Elle commence d?abord par surveiller de près les gestes de sa maman pendant que celle-ci fait la cuisine pour faire ensuite mijoter, à son tour, ses petits plats préférés.
Elle n?y allait pas avec le dos de la cuillière. Elle le faisait avec beaucoup d?attention. Parce qu?elle croyait dur comme fer que c?était la meilleure recette pour apprendre, avant de débuter et de toucher l?ensemble de la profession hôtelière.
Ses études terminées, Géraldine s?inscrit à l?école hôtelière d?Ebène. Elle réussit ses examens avec succès. Bénéficiant du support familial, elle postule un stage de formation en septembre 1999, comme traiteur en France, chez Potel-Chabot. Ce stage est sponsorisé grâce au jumelage Souillac-France-et Souillac Maurice.
Après quelques temps au Lycée Quecy-Perigol à Souillac, France où elle pose sa valise à Paris pour des cours intensifs théoriques et pratiques pour une durée de 10 mois de sept heures à 16 heures. Elle découvre le métier de traiteur dans toute sa globalité : la poissonnerie, la légumerie, la décoration, le buffet froid et la mise en place des couverts. La superviseuse doit veiller de A à Z à ce que tout se fasse de façon professionnelle dans le service. ?C?était un monde de différence entre ce que j?avais appris ici à Maurice après mon stage dans un hôtel et là-bas .Nous avons évolué dans un cadre très professionnel avec des stagiaires venant de différents pays d?Afrique et d?Asie. J?ai été très bien accueillie?, se souvient-elle.
Exigeants
Pour rappel, les organisateurs du tournoi de tennis de Roland Garros confient régulièrement à Potel-Chabot la responsabilité de préparer les mets pendant le déroulement des rencontres.
Se Basant sur son expérience, Géraldine estime que la formation est indispensable pour ceux ou celles qui veulent embrasser cette profession. ?Que ce soit de manière permanente ou non, les employeurs doivent impérativement être encouragés dans cette voie?, insiste la superviseuse à l?hôtel de St Aubin.
Outre son insistance pour la formation, elle estime ?insuffisant? le salaire de base de certains employés qui débutent dans cette matière spécialisée qu?est l?hôtellerie. ?Il faut revoir la politique salariale dans ce secteur si on souhaite vraiment rehausser la qualité du service. Il fut un temps où les touristes venaient uniquement pour profiter de nos plages et du soleil. Finie cette époque Aujourd?hui, ils sont devenus de plus en plus exigeants sur la qualité du service?, témoigne Geraldine qu travaille depuis quatre ans pour la compagnie de St Aubin.
La superviseuse encourage-t-elle les jeunes à s?orienter vers ce secteur ? Il y a certainement des perspectives d?emploi après une bonne dose de formation, dit-elle. ?Pour que les jeunes puissent s?épanouir dans ce secteur, il faut leur donner l?occasion de s?exprimer librement pendant leur stage afin qu?ils développement leurs aptitudes. Cela ne sert à rien de respirer derrière leur cou pour les mettre à l?épreuve.? Elle exprime sa reconnaissance à ses employeurs, qui lui ont fait confiance.
BRIN D?HISTOIRE
St. Aubin
La maison de Saint-Aubin a été construite en 1819, d?abord près de la cheminée, avec des bois provenant de navires démolis. Le premier propriétaire de la maison fut Pierre de Saint-Aubin. Par la suite, la maison est devenue la résidence des différents administrateurs de la propriété sucrière. La demeure a été rénovée dans les années 90 pour préserver ce patrimoine. C?est Robert Domingue, un charpentier de 72 ans et sa famille, qui l?ont restaurée.
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