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La STC s?attend à des pertes cumulées de Rs 1 milliard

1 juin 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le prochain gouvernement qui se retrouvera au Parlement aura certainement du fil à retordre. Il aura à traiter un dossier chaud à la rentrée. La State Trading Corporation (STC) est en mauvaise posture. Selon nos indications, l?importateur de produits de base pour le pays devrait terminer son exercice financier se clôturant au 30 juin 2005, avec des pertes estimées à Rs 500 millions alors que les pertes cumulées avoisinent un milliard de roupies. Sale temps donc pour cet organisme parapublic.

Ces mauvais résultats découlent en majeure partie de la hausse du prix du gaz sur le marché mondial. Hausse non répercutée sur le prix de la vente locale. Ajouté à cela, le coût du fret maritime qui ne cesse de prendre l?ascenseur depuis que la Chine s?est mise en chantier.

Le déficit dû au gaz se chiffre autour de Rs 300 millions. Le client se rendant dans une station-service débourse actuellement Rs 214 pour une bonbonne de 12 kg. ?Ce prix ne reflète pas la réalité. Le cours du gaz sur le marché mondial a connu une hausse importante ces derniers mois. Un réajustement du prix s?impose si la STC veut sortir la tête hors de l?eau?, souligne un proche du dossier.

Ainsi le consommateur et son porte-monnaie n?auront qu?à bien se tenir. Une hausse du gaz se profilerait à l?horizon. Ce dernier devrait débourser autour de Rs 300 au lieu de Rs 214. Mais le prix actuel peut rester inchangé si le prochain gouvernement trouve d?autres moyens de financement pour atténuer cette hausse à travers notamment des subsides par exemple.

Toutefois, le gaz n?est pas le seul à faire trembler la STC. L?essence, le riz et la farine ont aussi contribué aux mauvais résultats de l?organisme public.

Ce dernier importe actuellement 35 000 tonnes de farine et 90 000 tonnes de ?riz ration?, produits subventionnés à hauteur de Rs 400 millions annuellement par le gouvernement. Là encore, si le prix de vente de ses deux produits reste inchangé jusqu?à la fin de juin, le déficit de la STC risque de se creuser davantage à hauteur de Rs 150 millions.

Dans le même registre, les produits pétroliers devraient, selon toute probabilité, accuser une première hausse de 15 % au mois d?octobre, et 15 % supplémentaire au mois de janvier 2006. Le 16 mai, le baril du brut se vendait à 45,3 dollars sur le marché mondial. Deux semaines plus tard, soit le 27 mai 2005, il s?échangeait à 49,6 dollars. Le réajustement du prix du pétrole à travers l?Automatic Price Mechanism (APM) aurait dû se faire au mois de juin. à la veille des élections générales, une augmentation du prix de l?essence peut faire mal. Le gouvernement a donc pris la décision de repousser l?échéance en octobre. Ainsi l?essence qui se vend à Rs 25,25 le litre passerait à Rs 29, ce qui représente une hausse de 15 %. Le diesel devrait quant à lui passer de Rs 17,25 le litre à Rs 19,50.

Le déficit cumulé dû aux produits pétroliers est estimé à Rs 600 millions durant ces cinq dernières années. Avant septembre 2000, les pertes enregistrées étaient de plus Rs 2 milliards.

En 2001 et 2002, les caisses de la STC ont été renflouées à travers des aides financières de l?état, et en 2004, le mécanisme de l?APM avait été introduit. Ce mécanisme permet de répercuter directement l?augmentation du prix de l?essence sur le consommateur. Ce système a permis de soulager les caisses de la STC.

Bizarrement, les deux principaux blocs politiques font peu de propositions dans leurs manifestes électoraux pour régler cet épineux dossier.

Le gaz et l?essence, le riz, et la farine sont des produits de consommation de base. Une augmentation ou une baisse de ces produits aura un impact considérable sur le quotidien des Mauriciens. Nos politiques devraient peut-être commencer à réfléchir à des solutions.

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