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La Société générale de surveillance se lance dans l’analyse du Jet A-1
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La Société générale de surveillance se lance dans l’analyse du Jet A-1
Bonne nouvelle pour les compagnies pétrolières. Plus besoin pour elles de faire analyser leur carburant pour avion (Jet A1) en Afrique du Sud. Un laboratoire accrédité pour les analyses de Jet A-1, sera opérationnel dès la semaine prochaine à Phoenix.
La mise en place de ce laboratoire a nécessité un investissement de Rs 10 millions. L’initiative revient à la Société générale de surveillance (SGS). Elle est la première compagnie à Maurice, et de la région (excluant) l’Afrique du Sud, à offrir un tel service.
Elle prend du coup une longueur d’avance sur Indian Oil, autre compagnie qui lorgnait le même projet. Au coût de Rs 35 millions, le laboratoire d’Indian Oil ne sera prêt qu’en mars 2006.
Avec son laboratoire, la SGS accorde ainsi plus de flexibilité aux compagnies pétrolières, qui depuis presque 60 ans, dépendaient des services étrangers pour certifier leurs carburants pour l’aviation commerciale et militaire.
Etant donné les enjeux humains et matériels liés à son utilisation, le Jet A1 est soumis à une réglementation stricte. Les analyses servent, entre autres, à s’assurer que la qualité du carburant n’a pas détérioré lors du transport ou du stockage. Et surtout, qu’il est conforme aux normes internationales.
<B>“Offrir un service de qualité”</B>
Le laboratoire de la SGS pourra donc procéder à une série complète de tests pour le Jet A-1 et il compte offrir ses services aux compagnies pétrolières de la région océan Indien. “Nous proposons nos services, entre autres, à la Réunion, à Mayotte et aux Seychelles. Grâce à l’accréditation ISO 17025 : 2005, nous sommes assurés que la qualité de nos analyses correspond à ce qui se fait de mieux sur le plan international”, affirme Aktar Emrith, le responsable des laboratoires SGS.
De son côté, India Oil, concurrente de la SGS, pourra analyser tous les types de carburant. “Nous avons reçu les derniers équipements technologiques en la matière afin d’offrir un service de qualité tant aux compagnies locales qu’à celles de la région”, souligne Pamela Comaren, laboratory and quality control manager d’Indian Oil.
La volonté de cette dernière de construire son laboratoire relève en partie d’un accord entre le gouvernement indien et le gouvernement mauricien. La raison : les analyses étaient effectuées à l’étranger, et coûtaient cher. De plus, le délai pour l’obtention des résultats est relativement long. “Il faut compter environ une semaine pour recevoir les résultats des analyses du Jet A1. Alors qu’à Maurice, les résultats pourront être rendues en 24 heures, avec un coût beaucoup moins élevé”, précise Pamela Comaren.
Ces deux laboratoires arrivent à un moment où le trafic aérien est en croissance. Avec l’octroi du droit de la 5e liberté, une hausse de 3 à 5 % est attendue dans les prochains dix ans sur la consommation du Jet A1. D’ailleurs, dans le même contexte, un nouveau terminal au coût de Rs 400 millions sera construit à Plaisance pour le stockage de carburant.
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