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La semaine s?annonce agitée pour l?Education catholique
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La semaine s?annonce agitée pour l?Education catholique
Cette fin de trimestre scolaire s?annonce très mouvementée pour les responsables de l?éducation catholique. Vendredi, l?eglise devra annoncer en Cour suprême l?état d?avancement de ses démarches concernant son appel devant le Privy Council.
D?autre part, le Bureau de l?éducation catholique (BEC) devra affronter la colère de certains enseignants, mécontents de la procédure suivie pour nommer au moins deux responsables de collège.
Selon les avocats du diocèse de Port-Louis, les auditions devant Privy Council ? concernant les critères d?admission dans les collèges confessionnels ? ont été fixées aux 15, 16 et 17 décembre, soit après la date habituelle de proclamation des résultats du Certificate of Primary Education et des procédures d?inscription en Form I. Si tel est vraiment le cas, l?Eglise devra donner vendredi une indication des mesures qu?elle compte prendre pour la rentrée scolaire 2004.
Pour ceux qui suivent le dossier de près, les choix qui s?offrent au BEC, dans l?attente du jugement du Privy Council, sont limités.
Une première possibilité serait que l?Eglise demande un prolongement du gel (stay of execution) du jugement du 13 novembre 2002 dernier décrétant illégal le critère de la religion pour l?admission dans les collèges confessionnels.
Le sursis obtenu par l?Eglise l?an passé arrive à expiration le 30 novembre. Il est cependant peu probable que les autorités catholiques réclament une extension de ce sursis car il existe un délai légal pour présenter une motion en ce sens en cour. Chose que le BEC n?a pas fait à ce jour. Si jamais il s?y résignait, ladite motion ne pourra être présentée avant septembre car la Cour suprême entre bientôt en congé et ce, un mois durant.
La deuxième possibilité, serait d?aboutir à un ?modus operandi? entre l?Etat et l?Eglise, uniquement en ce qui concerne l?admission en 2004.
Arrangement possible
Cette alternative n?est pas à écarter. Certains proches collaborateurs de l?évêque soulignent que Mgr Maurice Piat et Steven Obeegadoo, le ministre de l?Education, se sont parlé plus d?une fois ces dernières semaines. Ces collaborateurs évoquent un arrangement possible entre l?Etat et l?Eglise.
Cette semaine également, les responsables du BEC devront affronter la fronde de certains enseignants de collège. Ces derniers contestent certaines clauses d?un récent appel de candidature pour le poste de vice-recteur au collège St Mary?s. Ils dénoncent aussi l?absence d?appel de candidature pour le poste de ?principal? au collège Père Laval.
Le syndicat des enseignants a déjà fait part de ses griefs dans une lettre adressée jeudi dernier à Mgr Maurice Piat et dans laquelle il lui réclame une entrevue. Pour l?heure, les enseignants sont dans l?expectative. Ils attendent avec impatience que leurs représentants syndicaux soient reçus au plus vite par l?évêque en raison des vacances d?hiver qui débutent lundi prochain. S?ils n?obtiennent pas satisfaction, les enseignants promettent une rentrée du troisième trimestre perturbée.
Et ce n?est pas tout. Le BEC devra régler d?ici vendredi la question de direction du collège Père Laval. C?est ce même jour que prend fin l??actingship? de Jacques Pereira comme ?principal? du collège. En avril dernier, la Private Secondary Schools Authority avait fait clairement signifié au BEC qu?elle ne paierait l??actingship allowance? à la personne concernée que jusqu?à la fin du second trimestre.
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