Publicité
La roupie reste l?otage des spéculateurs
Par
Partager cet article
La roupie reste l?otage des spéculateurs
La monnaie locale fait les frais de la spéculation. La clé pour une détente sur le marché des changes demeure la conversion des devises en roupies.
La monnaie locale continue à perdre du terrain face aux devises fortes, en l?occurrence la livre sterling, le dollar américain et l?euro. ?Je ne vois pas la situation s?améliorer. Les recettes d?exportation auront une incidence positive sur le taux de change de la roupie seulement si les exportateurs convertissent leurs devises en roupies?, commente un trésorier de banque.
Les exportateurs conservent une partie de ces recettes en devises pour payer leurs notes d?importation de matières premières. Mais le surplus n?est pas injecté dans le circuit. Ce qui prive le marché d?un apport important en liquidités, apport qui aurait pu enlever une certaine pression sur la roupie.
?Les opérateurs préfèrent optimiser leurs gains en roupies. S?ils perçoivent que les devises vont continuer à s?apprécier contre la roupie, ils auront tendance à conserver leurs monnaies étrangères?, explique un cambiste.
Suivant cette logique, la grande saison touristique qui s?approche ne devrait pas non plus apporter un grand soulagement au marché des changes. Même si les touristes ramènent des monnaies étrangères à l?économie mauricienne, encore faut-il que les hôteliers et autres opérateurs de l?industrie injectent une part importante de leurs recettes en devises dans le marché domestique. Les récentes interventions de la Banque de Maurice sur le marché des changes n?ont pas beaucoup aidé à améliorer la liquidité dans le circuit forex. Les banques et les cambistes continuent à appliquer une politique de rationnement car la demande demeure supérieure à l?offre. Les importations et les paiements urgents, tels les frais médicaux à l?étranger et les frais universitaires, sont traités en priorité.
Publicité
Publicité
Les plus récents