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La région sous surveillance
Les pays de la région de l?océan Indien sont en alerte après la grosse saisie d?héroïne à Antananarivo, Madagascar. Cette affaire a suscité l?intérêt de la police et de la douane à la Réunion. La vigilance est de mise. Et les mesures afin d?entraver l?action d?éventuels passeurs ont été prises. La coopération et les échanges d?informations entre les brigades des stupéfiants de Maurice, de la Réunion, des Seychelles et de Madagascar se multiplient.
C?est à Antananarivo, dans une maison appartenant à un des suspects mauriciens, marié à une Malgache, que 850 grammes d?héroïne auraient été découverts samedi dernier. La valeur marchande de la drogue est estimée à Rs 8,5 millions.
Ce coup de filet de la brigade des stupéfiants malgache a été rendu possible grâce à la collaboration de l?Anti Drug & Smuggling Unit (Adsu) de Maurice. Ces échanges d?informations entre les deux unités ont abouti au démantèlement d?un réseau de trafiquants de drogue opérant sur l?axe Maurice-Madagascar et dans la région de l?océan Indien.
Dans le sillage de cette affaire, quatre Mauriciens, deux Kenyans et trois ressortissants malgaches ont été appréhendés. Les Mauriciens sont : James Steveson Perrine, 32 ans, habitant Impasse Nicolay, Ste-Croix, Sylvette Félicité, Anthony Steeve Sam, 41 ans, habitant cité Roche-Bois et Hemant Kumar Bheergoonath, 46 ans, opérateur de forklift habitant Terre-Rouge. Les deux ressortissants du Kenya sont : Martha Mukami Karinge, 34 ans, et Ibrahim Hassan Omari, 33 ans. Les trois Malgaches sont : Cerali Noufaten, Houssen Mahoumed, une exportatrice de 35 ans, Nirintsoa Andrianarilandy, 26 ans, et Albert Thierry Rafanomezantsoa, un artisan de 32 ans.
<B>Arrestations</B>
C?est le tribunal d?Anosy, à Madagascar, qui a pris le relais de l?enquête policière. Cette affaire est maintenant traitée par le juge d?instruction, 8e Cabinet du tribunal d?Anosy. Après leur comparution devant ce tribunal mercredi, les suspects sont en détention à la prison d?Antanimora, jusqu'à leur prochaine comparution le 13 juillet.
Entre-temps, l?Adsu, aux Casernes centrales, a communiqué à son homologue de la Réunion des informations sur des suspects qui pourraient être impliqués dans le trafic d?héroïne. Ainsi, le mouvement de ces suspects est scrupuleusement surveillé à l?île s?ur.
Déjà, au mois de mai, la vigilance de la police, de la douane et des autorités maritimes à la Réunion ont été payantes. Un membre d?équipage du Mauritius Pride, Mamade Toorad, a été arrêté après la découverte de 4, 8 kg de gandia, dont la valeur a été estimée à 5 000 euros (Rs 215 000), dans ses bagages.
L?interpellation de Mamade Toorad a abouti à deux autres arrestations : celle d?un Mauricien marié à une Française installée à la Réunion et d?un Réunionnais. Le suspect Toorab est soupçonné par la police réunionnaise d?avoir pu faire entrer sur leur territoire au cours de ces deux dernières années 150 kilos de gandia, soit 150 000 euros (Rs 6 450 000) par petites quantités une à deux fois par mois. L?enquête policière, à la Réunion, a révélé que deux cerveaux opérant à Maurice et la Réunion seraient derrière cette affaire.
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