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La protection de la couche d’ozone reste un problème crucial
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La protection de la couche d’ozone reste un problème crucial
Une œuvre de longue haleine. À l’instar des 90 pays signataires du protocole d’accord sur la protection de la couche d’ozone, Madagascar a célébré dimanche la Journée mondiale pour la préservation de la couche d’ozone.
La manifestation organisée à cette occasion, qui s’est déroulée hier au centre de documentation du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts, a permis cependant de constater que le pays a encore beaucoup d’engagements à accomplir.
Pour le moment, le gouvernement se limite à la gestion des substances appauvrissant la couche d’ozone dans les appareils de refrigération. Un Plan de gestion de refrigrants, qui prend fin cette année, a permis de former des centaines de techniciens réfrigérants et 19 douaniers.
“Les résultats enregistrés jusqu’ici ne sont pas encore satisfaisants”, admet le cordonnateur national du Bureau Ozone, auprès du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts.
Ratsimisaraka Télésphore s’est ainsi exprimé à l’issue d’une séance de démonstration de la méthode de récupération des gaz SAO, entre autres les gaz R500, R502, R11 et R12 et R22, au moyen des matériels conçus et normalisés dans ce sens au ministère. C’est pourquoi, il annonce qu’à partir de février 2006, le ministère reprendra cette formation dont l’objectif est de couvrir près de 500 techniciens réfrigérants du pays.
“Le pays s’engage à éliminer de son territoire ces SAO d’ici 2010. L’atteinte de cet objectif se fera par étapes : réduction à 50 % pour cette année, à 85 % en 2007”, a-t-il déclaré.
Pour l’heure, on est encore à la phase de récupération de ces substances pour les substituer par des produits conventionnels comme le gaz R134.
“Cette année, on a réussi à en stocker près de 1000 kg”, affirme-t-il. Ainsi, il sollicite les détenteurs de ces SAO de contacter le Bureau national Ozone, qui fournira le matériel requis, ou bien les sociétés partenaires dépositaires. “L’utilisation de ces matériels est gratuite mais leurs manipilateurs doivent être des techniciens certifiés par le ministère. À Antananarivo, les intéréssés peuvent contacter la société Smef”.
Un représentant de la Direction générale des douanes (DGD) durant la conférence-débat, organisée pour clôturer la célébration de la Journée mondiale pour la conservation de la couche d’ozone, a souligné dans son intervention que la législation en vigueur n’est pas encore appliquée stricto sensu.
Beaucoup de véhicules fonctionnent avec des substances prohibées. Il a mis à cet égard l’accent sur les voitures importées d’Asie, entre autres, les voitures coréennes. Il en est de même de celles sorties avant l’année 2000. Et pourtant , leur utilisation et leur introduction au pays ne sont pas contrôlées.
<B>Les opérateurs touristiques font état d’un bilan positif pour le “Fsp tourisme”</B>
Mission accomplie. Les opérateurs du secteur, à Madagascar, sont unanimes. Le projet Fsp tourisme, du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France, a été bénéfique pour eux. Lancé en 2003 avec une enveloppe globale de près de 650 000 euros, il prend fin sur une note positive. Sa conclusion coïncide avec le départ du chef de projet, Stephane Kefferstein.
“Il s’agit aussi d’accroître le nombre d’entreprises touristiques à Madagascar, dans le cadre du développement d’un tourisme durable et responsable”, reconnaît Joël Randriamandranto, secrétaire général de l’association professionnelle des Tours opérateurs réceptifs de Madagascar.
Le projet vise essentiellement le renforcement des capacités institutionnelles du secteur tourisme, en partenariat avec le privé. “Il s’agit d’une initiative visant à professionnaliser au maximum les services”, poursuit Joël Randriamandranto.
Il fait ainsi référence aux différentes formations financées par le projet Fsp tourisme. Le but avoué est d’améliorer l’image de la Grande île par l’instauration et le développement d’outils de promotion.
Récemment, 150 guides touristiques ont été certifiés, après avoir suivi des formations en technique de guidage et de secourisme. Des sites Web ont également été mis en place avec l’appui financier et technique du projet, dont celui de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar. Cette forme de communication électronique est un outil d’information sur les établissements touristiques de toutes les régions de la Grande île.
Le projet a également financé la publication de plusieurs brochures touristiques, dont le manuel technique et le guide de la formation de l’Institut national de tourisme et d’hôtellerie, le guide touristique d’Ambalavao, le guide des baleines à Sainte-Marie, le code de bonne conduite ou encore le guide d’observation des baleines du Groupement d’opérateurs touristiques.
Les activités entreprises par le projet Fsp tourisme seront, cependant, relayées par l’Agence française du développement ainsi que par le Business and market expansion . Ces deux structures viennent d’être dotées de 300 000 euros pour réaliser une campagne de promotion en Europe de la destination Madagascar .
<B>Les maraîchers d’Ambohipo s’arment et luttent contre la peste</B>
L’assainissement se met sur les rails. Près de 200 personnes ont entamé mardi les travaux de nettoyage et de désinfection du marché d’Ambohipo. “Cette action entre dans le cadre des dispositions à prendre avant la saison des pluies”, précise le chef de service des marchés auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), Arianala Nomenjanahary.
L’opération contribue, essentiellement à la lutte et à la prévention contre la peste. C’est, en fait, un programme conjoint de la CUA, du ministère de la Santé et de l’Organisation mondiale de la santé. “Cette entreprise arrive à point nommé, car l’endroit favorise la prolifération des rats. Entouré des logements de la cité, le soubassement du marché d’Ambohipo devient un lieu d’écoulement des eaux usées, par l’intermédiaire des canaux d’évacuation servant, par la même occasion, d’abris à ces rongeurs”, reconnaît le président des délégués des marchands, Arsène Ralison.
C’est pourquoi ces commerçants, appuyés par des agents de la CUA, ont procédé au curage de ces canalisations. Le bitumage du site figure, par ailleurs, parmi les souhaits des marchands.
En rappelant l’enchaînement des travaux d’assainissement menés dans la capitale, le chef de service affirme que l’implication et la responsabilisation des occupants des lieux sont déjà presque acquises. Outre Ambohipo, trois autres grands marchés sont touchés par ce programme de dératisation, à savoir Ambohimanarina, Isotry et Andravoahangy.
Pour le cas d’Ambohipo, les vendeurs, utilisant la centaine de pavillons et les quelque 200 étals, sont regroupés au sein d’une association. Cette structure permet d’atteindre facilement l’objectif de la CUA consistant à préserver l’environnement urbain. “Hormis le nettoyage quotidien, notre association s’oblige à effectuer les travaux collectifs d’assainissement par mois”, affirme Arsène Ralison. “Ce qui prouve que le message est bien perçu par les intéressés”, souligne Arianala Nomenjanahary.
D’ailleurs, il annonce que le marché d’Ambohimanarina fera l’objet du même traitement. Notons qu’Ambohipo relève de la division d’Analakely. Les réalités sur place montrent qu’il est temps de penser dès maintenant à son extension car ce marché est en voie de saturation.
<I>L’express de Madagascar</I>
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