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La propreté des Mauriciens fait tache

20 août 2006, 20:00

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L?environnement nous rend bien ce que nous lui donnons. Le traiter mal, c?est récolter épidémies, allergies et autres maladies insoupçonnées quand ce n?est des phénomènes dantesques à l?échelle planétaire, tels sécheresse, pluies acides et méga-cyclones. Si le Mauricien a du mal à comprendre cette simple équation, le chikungunya devrait la lui avoir expliqué de manière sans équivoque. Et si le message tarde toujours à passer, la dengue pourrait s?avérer meilleur professeur.

Le chikungunya est avant tout un problème d?environnement. La malaria et la dengue aussi. La facilité avec laquelle elles peuvent atteindre des proportions épidémiques dépend du niveau de propreté de l?environnement puisque le moustique, vecteur privilégié de propagation, prolifère dans les eaux croupies des milieux insalubres. Mais il n?y a pas que le moustique.

Corbeaux et pigeons, chiens errants, chats de gouttière et rats sont tout autant des vecteurs de maladies en puissance. Grippe aviaire, rage, et dans le pire des cas, peste? Souvent, on ne se rend pas compte du danger qu?on est en train de nourrir de par la désinvolture avec laquelle on traite les ordures.

Pourtant, ce n?est pas faute d?efforts de sensibilisation de la part des autorités. Il y a eu des comités ministériels pour débarrasser le pays de chiens, chats, corbeaux et rats. Ces jours-ci, dix ministres planchent pour dégager un plan efficace pour freiner la propagation des moustiques porteurs de virus potentiellement mortels le chikungunya et la dengue.

On peut discuter de l?adéquation des moyens débloqués pour démoustiquer et dératiser. On peut se lamenter de l?approche décousue et sporadique. Après toute une campagne, il y a deux ou trois ans, on ne parle plus de chiens, de corbeaux ni de rats. C?est comme si après une première tentative d?éradication, les autorités attendaient que les populations atteignent de nouveau des seuils suffisamment alarmants avant de lancer une autre offensive.

Un fait demeure. Tout l?argent du monde ne vaudra jamais la discipline d?un peuple. Pour s?en rendre compte, allez donc voir du côté du Singapour ou, plus près, aux Seychelles. Pas un chien errant. Pas une poubelle ouverte. Pas une odeur incommodante. Autant dire que la dictature a parfois du bon.

A Maurice, il y a fort à parier que toutes les lois que pourrait passer le gouvernement, et il en existe déjà un bel arsenal, ne donneront des résultats durables. Et ce, même si l?Etat engageait une armée pour nettoyer après des citoyens malpropres et pour verbaliser les pollueurs.

A moins peut-être de placer un policier nuit et jour derrière chaque citoyen. ?Même là, le pollueur s?arrangera pour ne jamais être pris une deuxième fois. Pas forcément en réformant ses habitudes. Plus probablement, il attendra un moment d?inattention de la part du policier pour récidiver?, relève avec réalisme Dominique Ng Yun Wing, directrice de l?environnement.

<B>?Des liens du coeur avec l?environnement?

La propreté était autrefois la première des vertus enseignées par les parents à leurs enfants. Propreté de sa propre personne et maison certes mais aussi celle du quartier, du village et de la ville, et par extension, celle du pays. ?Lontan, pa ti ena sa kantite salete. Camion salte pa ti pass divan laport. Dimoun ti pe netoy ziska lari divant so lakaz. Li ti pe bril salete la. Zordi, li netoy kot li e li al zet tou so salete lor terrain vag ki pli pre?, relève tantine Sookhee.

La sexagénaire presse le pas en se bouchant les narines avec un pan de son sari alors qu?elle passe à côté d?un mini-dépotoir en bordure de route pour regagner l?arrêt d?autobus de St.-Joseph. Chiens errants et volailles du voisinage rôdent dans le tas d?immondices. ?Camion pou ramas salete la?, dit une habitante du coin, qui n?a pas conscience de mal agir. Le service de voirie est hebdomadaire...

Les Administrations régionales se plaignent du manque de moyens. ?Les moyens ne seront jamais assez. Mais le manque de poubelles, n?est pas une raison de jeter ses ordures n?importe où et n?importe comment?, souligne Dominique Ng. Elle indique que son service distribue également des poubelles. ?Ce n?est pas notre rôle. Nous voulons seulement soutenir l?action des administrations régionales. Mais celles-ci ont tendance à prendre notre aide pour acquise.?

On en revient à la question de discipline. Il paraît que la manière dont un individu traite son chien en dit long sur sa personne. La population canine à Maurice est estimée à quelque 500 000 têtes. Moins d?un sur deux est déclaré et vacciné. Bon nombre d?entre eux sont laissés libres d?errer à leur guise.

Tout comme pour son chien, le Mauricien moyen se soucie peu de ce qu?adviennent des ordures qu?il produit. Il jette des restes de nourritures à même la rue, attirant oiseaux, chiens errants, rats, moustiques?.

?Ce dont nous avons réellement besoin c?est d?un changement fondamental d?attitude. Il faut que le Mauricien perdre ses automatismes polluants. Il faut qu?il établisse des liens de c?ur avec son environnement de sorte à contribuer à en faire une qualité à jouir et non un fardeau à subir?, déclare Possun Kallee, directeur adjoint à l?Environnement. A bon entendeur?

<B>Nous creusons notre propre tombe... </B>

Il n?y a pas que les virus et les fièvres. Un environnement pollué est source de complications sanitaires bien plus graves et persistantes. Nous connaissons tous au moins une personne souffrant d?une allergie quelconque. L?asthme, le rhume des foins, les irritations cutanées? Ces indispositions sont largement attribuées aux attaques constantes contre notre système immunitaire livrées par l?environnement chimiquement pollué dans lequel nous vivons. Sans compter que certains personnes sont héréditairement prédisposées aux allergies. Pour eux, un environnement pollué ne fait que précipiter l?échéance.

La nourriture fabriquée à l?échelle industrielle et ayant de longue durée de vie, la contamination de ce qu?on mange et ce qu?on boit par des pesticides et insecticides, l?accumulation de métaux dans notre organisme, l?exposition quotidienne à des produits chimiques ?domestiques au bureaux, à l?école et à la maison? L?environnement moderne du 21e siècle nous plonge dans un océan chimique qui ne laisse très peu de chance de survie à notre système immunitaire.

Les véhicules sont également de gros pollueurs de l?air. ?Nous sommes encore dans les normes à Maurice mais vu la vitesse à laquelle le parc automobile augmente, nous ne saurons tenir longtemps si chaque Mauricien n?y met pas du sien?, explique Yahya Patel, cadre du directoire de l?environnement.

Ceux qui sont les plus pollueurs sont les transporteurs publics roulant au diesel et les véhicules utilitaires. Mauvais entretien, surcharge, véhicules âgés? ce sont là les facteurs les plus courants contribuant à faire de ces véhicules de redoutables engins de pollution. Le public y paie de santé : troubles respiratoires, bronchite, asthme, troubles cardiaques et même le cancer sont parmi les pathologies recensées.

<B>Discipline : mission impossible</B>

Comment discipliner le Mauricien de sorte qu?il respecte l?environnement ? Les autorités se sont données certains moyens même si parfois, leur volonté de sévir est discutable. Il y a vingt ans de cela, la municipalité de Beau Bassin-Rose Hill avait inauguré une pratique qui a fait école. Celle-ci consistait à verbaliser toute personne qui jetterait ne serait-ce qu?un mégot de cigarette par terre. Aujourd?hui, l?Etat impose une amende de Rs 1000 au pollueur qui serait pris en flagrant délit. Mais cette formule n?est guère plus pratique eu égard au nombre de policiers qu?il met en jeu pour être efficace à l?échelle nationale.

La police de l?environnement sévit contre tout pollueur, industriel ou domestique. La pénalité, dans le cas d?un pollueur se déchargeant de déchets à un endroit non autorisé, peut aller jusqu?à la suspension de permis. Mais là encore, l?efficience du service est compromise par le manque d?effectif.

Les propriétaires de terrains vagues sont passibles d?amende s?ils ne s?occupent pas à les entretenir. Mais une tournée rapide à travers l?île révèle l?inutilité de cette loi. Les autorités prétextent souvent l?absence d?un relevé cadastral adéquat pour sévir. Qui verbaliser si on ne connaît pas le propriétaire ?

Ces manquements doivent être adressés au niveau administratif au sein des différents comités de haut niveau institué au sein des ministères. Mais là, c?est le laxisme de certains employés de l?Etat qui fait obstacle. Ainsi, le comité devant délivrer le feu vert à un projet par rapport à l?environnement souffre d?un manque de suivi. L?Environment Enforcement Committee, qui est un comité de niveau supérieur, perd de son efficacité en raison d?un certain manque d?engagement de la part des secrétaires permanents qui y délèguent des subordonnés sans pouvoir de décision. Le National Environment Committee, présidé par le Premier ministre en personne, subit les mêmes dysfonctionnements administratifs.

Le ministère de l?Environnement préfère donc miser sur l?éducation. Certes, le résultat est plus lent. Mais le changement sera plus profond, espère-t-on. Les enfants sont ciblés en particulier. C?est par eux que les mentalités changeront, espère-t-on.

<B>Le civisme, une vertu qui s?apprend </B>

Un bien public n?est pas un bien qui n?appartient à personne. Un lieu public n?est pas un endroit dont on peut disposer à sa guise, y compris en le polluant. Cela signifie qu?une propriété publique appartient tous. Et l?on en vient à un des principes fondamentaux du civisme qui est le respect du bien d?autrui. Comment, donc, inculquer des notions du sens civique qui, pour le plus grand nombre, reste totalement abstraites ? Il suffit de commencer très tôt, au niveau du primaire, voire à la maternelle. Tout en assurant la formation des maîtres en ce sens. ?Quand on éduque un homme, on éduque un individu. Quand on éduque une femme, c?est toute une famille qui en bénéficie. Quand on éduque un enfant, on éduque toute une génération?, rappelle Possun Kallee, ?deputy director?, au ministère de l?Environnement.

L?école réussit dans une de ses tâches, celle de combattre l?analphabétisme. Mais un nouvel analphabétisme, plus pernicieux et plus insidieux est apparu au fil du temps. Il s?agit de ce qu?on pourrait appeler un analphabétisme social. La montée de l?individualisme et du matérialisme dans les sociétés contemporaines entraîne pour beaucoup de jeunes une ignorance et une incompétence quant aux formes élémentaires de socialisation, de coopération, de civilité, de citoyenneté. ?Le civisme est censé être dans notre programme puisqu?il fait partie intégrante de ce que nous devons faire passer aux enfants?, confie Roseline Appadoo, assistante maîtressse d?école au Notre Dame de La Confiance. ?Mais la réalité est tout autre. Nous ne dispensons pas de cours en tant que tels mais essayons de faire passer le message à travers d?autres matières, notamment les sciences, l?EVS?.

Savoir garder les murs et l?enceinte de l?école propres. Ne pas mettre les pieds sur les pupitres. Tirer la chasse d?eau. C?est par ces actes anodins que Roseline Appadoo préconise d?insuffler les rudiments du civisme. Elle souhaite pouvoir sortir les élèves des quatre murs pour qu?ils deviennent des acteurs responsables. Un travail ardu, faute de moyens et d?encadrement. Elle déplore de se heurter, parfois, aux réticences de certains parents. N?entend-elle pas très souvent : ?Contentez-vous du ?curriculum?. Moi, je sais élever mon enfant.? Pourtant dans certains cas, faire l?éducation des parents ne serait pas un luxe. ?On ne peut pas soigner la blessure extérieure sans s?attaquer au mal intérieur. On essaie d?ailleurs d?utiliser l?enfant pour éduquer les parents?

Certes, l?école a son rôle à jouer mais elle ne peut jamais remplacer le rôle continu des parents. Trop souvent l?homme profite des privilèges qu?il a en laissant le soin à ses enfants de rectifier ses propres erreurs. Quelle île Maurice voulons-nous réserver aux futures générations ?

Question a L?inspecteur Soodhir Ramnauth

<B>Responsable de la Police de l?Environment </B>

● <B>Quels sont les constats généraux lors de vos missions sur le terrain en ce qui concerne l?attitude des Mauriciens sur la préservation de leur environnement ? </B>

Ils sont malheureusement beaucoup trop nombreux à faire preuve d?une totale irresponsabilité et d?un manque d?hygiène et ainsi à continuer à polluer l?environnement. Et cela, malgré les efforts conjugués du ministère et autres autorités concernées. Prenons en exemple cette campagne intense pour sensibiliser la population et la grande opération de nettoyage pour éviter la propagation du chikungunya. Plus de 50 000 tonnes d?ordures ont été enlevées. Tout l?argent que l?Etat a dépensé aurait pu être utilisé dans d?autres domaines si, en amont, chaque Mauricien avait adopté une meilleure attitude.

● <B> Quel est votre rôle principal ? </B>

Selon l?Environment Protection Act de 2002 et plus précisément l?article 9, nous sommes là pour assister le ministère de l?Environnement et l??Island Chief Executive? de Rodrigues. Nous faisons appliquer les lois et enregistrons les doléances. Nous effectuons des site visits et apportons les solutions de concert avec les autorités concernées telles que les municipalités, les ?district councils?, le ministère de la Santé, la MSPCA, etc.

● <B> Depuis sa création, le 1er décembre 2000 jusqu?à ce jour, combien de contraventions la Police de l?environnement a-t-elle émises? Quelles sont les délits les plus communs ? </B>

De notre création jusqu?au 31 juillet 2006, toutes effractions confondues, les contraventions sont au nombre de 25 927, dont 19 658 concernent des véhicules fumigènes. Rien que pour le mois dernier, il y a eu 824 cas de jet d?ordures prohibé, trois cas de dumping de détritus illégal, 16 cas de non-respect des lieux non-fumeurs et trois cas de pollution sonore.

● <B>Comment sévissez-vous ? </B>

Nous sommes centralisés à Port-Louis et agissons 24 heures sur 24. Chaque jour, quatre à cinq équipes de deux hommes sillonnent l?île dans les différents secteurs (nord, sud, est, ouest, central et Port-Louis). Nous avons un effectif de 32 personnes pour Maurice et cinq personnes pour Rodrigues. Nous procédons à des audit exercices et à des undercover operations en cas de décharges d?ordures illégales. Il nous arrive d?être en planque pendant plus de 48 heures pour appréhender en flagrant délit les pollueurs. Nous agissons suite aux doléances via notre hot-line, à partir de lettres que nous recevons et même à la suite des articles parus dans la presse. Le dernier en date est le dossier sur le chikungunya de l?Express dimanche. Nous avons enquêté et le rapport me sera remis très bientôt.

● <B>Réussissez-vous dans votre tâche ? </B>

Il y a un manque évident de moyens, d?effectifs, de véhicules et de logistique en général. Il serait opportun de décentraliser la Police de l?environnement et d?en rattacher une équipe dans chaque division du pays. Comment peut-on être à 100 % efficace et rapide si un habitant du Sud nous demande d?opérer en urgence ? Le temps de quitter Port-Louis? Il est bon de savoir que le public peut rapporter le cas à la police de la localité.

● <B>Le chikungunya a tout de même changé la donne... </B>

Le nombre de plaintes concernant des pollutions en tout genre y compris des terrains vagues contaminés par les déchets est de 756 en février, 658 en mars, 485 en avril, 433 en mai, 305 en juin et 290 en juillet. Ces chiffres parlent d?eux-mêmes. Les différentes campagnes dans les média portent leurs fruits. Pourvu que cela dure.

● <B>Et quid des véhicules fumigènes ? </B>

Un travail colossal? Quand nous constatons l?infraction, nous verbalisons mais les contrevenants ont cinq jours pour se présenter à la National Transport Authority pour les tests. Très souvent ils en profitent pour mettre leur véhicule en conformité. Depuis janvier, nous avons comptabilisé 3 500 cas. Le mieux serait que chaque automobiliste prenne conscience de l?ampleur de ce problème et de ses conséquences sur la santé de leurs enfants.

● <B>La loi pour prévenir et combattre la pollution est-elle assez sévère ou doit-elle devenir plus répressive ? </B>

Bien que nous ayons adopté le ?zero tolerance style of policing?, il faudra néanmoins durcir davantage la loi. Celle déjà existante n?a pas changé l?attitude des Mauriciens. Il faut miser sur l?éducation de tous, du laboureur au cadre. Croyez-vous qu?il soit normal d?avoir un éboueur qui arpente à longueur de journée le terre-plein central d?une autoroute et ses abords pour ramasser les détritus que les automobilistes jettent à travers les vitres. Il est primordial d?intensifier les campagnes de sensibilisation, de responsabiliser tout un chacun de sorte qu?il devienne un ?éco-citoyen?. Il y va de l?économie du pays puisqu?on dépend de plus en plus du tourisme. Pourquoi ne pas instituer deux heures de travail civique de l?environnement à tous les employés des secteurs public et privé ? Si chacun apportait sa pierre à l?édifice?

Propos recueillis par <B>Premila DOSORUTH</B>

Témoignages

● <B> Manousha Chineegadoo, 18 ans, étudiante</B>

?C?est dans toutes les sphères sociales qu?on retrouve ceux qui polluent les rues de leur crachat et de leurs déchets. Nous avons la chance à Maurice d?évoluer dans une nature luxuriante et merveilleuse. Mais que fait-on pour la conserver ? A Flacq, où j?ai de la famille, coule une belle rivière. Je suis écoeurée de voir les immondices qui y sont jetées. J?essaie d?enlever celles qui jonchent les abords. Mais c?est une goutte d?eau dans l?océan. Je crois qu?il faut commencer par balayer devant sa porte. Mes parents m?ont éduquée en ce sens et je suis sensible aux spots qui passent à la télévision. C?est moi qui suis responsable de garder ma cour impeccable.?

● <B> Maya Lamarque, 35 ans, mère de deux enfants de 9 et 7 ans</B>

Pour être franche, ce sont mes enfants qui m?ont sensibilisée au problème de l?environnement. Il y a eu des campagnes à l?école à cause du chikungunya et ils ont une peur bleue des moustiques et de la maladie. Maintenant, en tant que commerçante, j?apprends aux enfants qui viennent acheter mes fruits confits de jeter leurs détritus dans la grosse poubelle à-côté. C?est aux adultes de donner l?exemple. Mes deux enfants s?étonnent pourtant de voir que les terrains avoisinants soient parsemés de saletés et que les grands n?agissent pas.

● <B> Warren Aimée, 12 ans, en ?Form II?</B>

Pourquoi les municipalités ou les district councils ne donnent pas de bonnes poubelles avec couvercles hermétiques ? Sinon les chiens errants viennent fouiner dedans et on se retrouve avec des couches déchirées et des saletés le long des chemins. Je n?ose pas demander à mes amis de ne pas jeter leurs emballages de gâteau par terre pour éviter les bagarres. Mais si on plante de fleurs aux bords des routes, peut-être ils n?oseront pas salir parce que ce sera joli. Pourquoi ne pas organiser des sorties à l?école pour sensibiliser les enfants au problème. Je trouve que les adultes n?agissent pas assez. Comment peuvent-ils laisser les industries polluer les rivières ? Les receveurs ne disent rien quand les gens fument dans les bus. Pourtant c?est interdit.

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