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La police a abusé de ses pouvoirs à l?encontre de Narain Jassodanand
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La police a abusé de ses pouvoirs à l?encontre de Narain Jassodanand
Une fois n?est pas coutume. La police a été reconnue coupable d?avoir abusé de ses pouvoirs. C?est ce qu?à établi Commission nationale des droits de l?homme (CNDH), à la suite d?une enquête sur une allégation de brutalités policières par Narain Jassodanand, un ancien syndicaliste d?une des grandes banques du pays.
Selon la Commission, la police « made an abuse of its powers of arrest in this case ». Par conséquent, elle recommande que des mesures disciplinaires soient prises, au niveau de la police, à l?encontre des quatre policiers impliqués.
Dans le même contexte, la Commission recommande qu?aucune poursuite judiciaire ne soit entamée contre Narain Jassodanand « for dammages to government property ». En effet, les policiers impliqués dans cette affaire avaient accusé l?ancien syndicaliste d?avoir endommagé leur véhicule.« Je suis enfin rétabli dans mon honneur », déclare avec soulagement Narain Jassodanand. « La façon dont cet abus sur ma personne a été rapporté dansla presse, m?a fait passer pour un hors-la-loi et un violent », déplore-t-il.
L?ancien syndicaliste n?est pas satisfait pour autant. « Maintenant qu?il est établi que ces policiers n?avaient ni l?autorité, ni le mandat pour procéder à la perquisition de ma maison et à mon arrestation, il incombe au commissaire de police de faire une enquête pour savoir pour qui ces policiers agissaient. »
Les faits remontent au 30 septembre de l?année dernière. Ce jour-là, des policiers en civil débarquent chez Narain Jassodanand à Curepipe. Ils perquisitionnent sa maison, lui passent les menottes et l?embarquent dans leur véhicule.
Dans une déposition au poste de police de Curepipe peu après l?incident, l?ancien syndicaliste a affirmé, en présence de son avocat, Me Rama Valayden, qu?il a été passé à tabac dans le véhicule. « Mo finn bizin crase pare-brise pou mo sorti parce qui mo ti pé touffé. »
Il s?est ensuite plaint auprès du Complaints Investigation Bureau (CIB) de Rose-Hill, avant de se faire soigner en clinique. Il portait des ecchymoses sur le visage et d?autres blessures sur d?autres parties du corps.
Selon Narain Jassodanand, les policiers venus l?interpeller étaient tous de la Central Investigation Division du port. Il estime que son agression serait liée à un de ses proches qui aurait été victime de persécution.
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