Publicité

La Pirogue, le look de la maturité

25 mars 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

DU CHARME qui vous met tout de suite à l?aise. Facile à vivre. Douillet, à force de célébrer le culte du luxe et de la sérénité. Pour ses vingt ans, La Pirogue s?est montré plus qu?attentive aux exigences de sa plastique rustique. Un lifting aux touches délicates que le groupe One & Only Resorts a dévoilé hier.

Se réinventer sans altérer l?essentiel. Rafraîchir le bois, le chaume et la pierre, tout en renforçant le chaleureux mélange de matériaux. Ce sont là les lignes directrices des travaux de rénovation pensés par Alistair Macbeth du cabinet d?architectes, RSL-Macbeth, le guide de la rénovation effectuée entre le 1er juillet et le 1er novembre 2003.

Mais pourquoi avoir attendu pratiquement cinq mois avant de lever le voile sur la façade retapée de l?hôtel ? La réponse, celle de Rachel Constantin, chargée de relations publiques chez One & Only Resorts, arrive en plusieurs points. ?Les premiers clients sont arrivés le 1er novembre. Nous voulions attendre leurs réactions face aux modifications. Il faut laisser le temps aux choses pour s?installer et atteindre une vitesse de croisière.?

Bien que poussée par le vent du changement, l?envergure de la voile de La Pirogue n?a subi aucun changement. Si la superficie de l?hôtel, 248 chambres et un parc de 14 hectares, est restée intacte, le hall, le restaurant, la piscine ainsi que les chambres standard et supérieures trahissent un esprit de renouveau dans la continuité.

?De sa chaise longue, le client a une impression d?infinité.? Les paroles de Rachel Constantin nous font lever le nez vers les galets multicolores qui tapissent les courbes de la piscine, du jacuzzi et des toboggans pour enfants. Pour mieux se rassasier du spectacle du grand air. Nombril de l?hôtel, la nouvelle piscine ?à débordement? est l?élément du décor ayant le plus changé. Alangui sur le bord, le visiteur a le sentiment que cette piscine fait corps avec le bleu de Wolmar. Qu?elle en est, pour ainsi dire, le commencement. Le début d?une longue série de baignades, que ce soit du genre trempette dans le jacuzzi, ou ? pour les plus téméraires ? des brasses jusqu?à la barrière de corail.

Face à l?océan, les ?villages? de villas invitent à humer des parfums délicats. La visite guidée s?arrête dans une chambre standard qu?embaume le frangipanier. Derrière les trois rideaux superposés de la porte d?entrée vitrée, tables basses, commodes, lit double, cendrier, porte-savonnette ont été agrémentés de pétales de fleurs. Le c?ur jaune de la corolle blanche s?harmonise avec les tons coordonnés vanille-corail qui habillent le couvre-lit et les abat-jour.

?Live cuisine?

Le toit pentu prête son altitude à la sensation générale d?espace ouvert. Le relief, bosselé des murs, contraste avec l?agencement lisse et mathématique des meubles, dans cette unité de vie, qui ne demande qu?à abriter l?intimité d?un couple ou une famille.

Schéma identique dans la chambre supérieure avec une dizaine de mètres carrés en plus. Mêmes pétales, même soulagement de trouver de l?air climatisé après les rigueurs tropicales de la plage et les allées ensoleillées et symétriques dans La Pirogue.

Autre modification : le restaurant principal. Baptisé ?Thatches?, les quatre cent cinquante couverts ont été ré-agencés en cinq pavillons. Articulées autour de l?ancienne piscine, désormais transformée en ?bassin de lotus comme au jardin botanique?, les tables stimulent l?appétit grâce à son effet domino. Terracotta(ocre foncé), crème, moutarde et olive, la variété de couleurs vives sert d?avant-goût à un déjeuner ou dîner arrosé au Blue Bar, lieu tout en verre dépoli et granit azur. L?équipe de l?Executive Chef Murday Gopalsamy privilégie le concept de ?live cuisine?. Des plats conçus pour satisfaire les plus exigeants, que ce soit pour un plat sans sel ou sans huile ? Ce souci du détail, une empreinte certaine du luxe véritable.

Publicité