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La pétanque dans le sang
Chez les Toofany, on ne jure que par la pétanque. Le père, Sadeck, a initié ses trois fils très tôt. Et ce n?est pas un hasard si Sameer a participé à ses troisièmes Championnats du monde en France, il y a une dizaine de jours, en tant que capitaine de la sélection nationale.
Cette histoire d?amour avec le jeu de boule a commencé il y a déjà 21 ans. A 9 ans, Sameer se laissa guider par son père dans les allées du Jardin des Salines ou encore dans le Jardin de Plaine-Verte. Là, en duo avec son père, il remporta son premier tournoi.
« J?ai tout appris aux côtés de mon père », avoue Sameer Toofany.Ses deux frères, Bashir et Shakeel, n?ont également pas échappé à cette influence. D?ailleurs, les deux autres frères Toofany cartonnent actuellement sur le circuit .
Et c?est sans surprise que les enfants de Sameer seront appelés à apprendre à lancer la boule. « Je ne vais certainement pas les obliger. Mais c?est sûr que je les guiderai sur un terrain de pétanque », explique-t-il.
Vainqueur d?une ribambelle de tournois sur le plan local et dans la région, Sameer Toofany, policier de son état, a encore soif de victoire et de connaissance. « Etre bouliste m?a permis de découvrir tant de cultures, de gens et de styles de jeu. J?ai visité tellement de pays que, même en rêve, je n?aurais pu me le permettre. La pétanque, c?est mon oxygène », ajoute l?aîné du clan Toofany.
17e sur 60 pays à l?issue des récents Championnats du monde, Maurice aurait difficilement pu faire mieux. « Sur un match tout est possible. Mais compte tenu du rythme et du nombre de matches à jouer sur une courte période, c?était difficile pour nous. À Maurice, on dispute un tournoi sur une journée. À Grenoble, on a joué plus sept matches par jour du matin au soir. Il nous a manqué de l?endurance mais notre jeune équipe a acquis de l?expérience », raconte le capitaine.
À 30 ans, Sameer se voit sur les terrains pour encore bien des années. « La pétanque est une discipline non violente. On peut en pratiquer à tous les âges et cela ne demande pas une énorme condition physique. Donc, je pense que je serai là pour longtemps encore », devait conclure celui qui est en course pour le titre national.
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