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La nouvelle hiérarchie
L’Espagne mardi, l’Italie mercredi et l’Allemagne hier. Trois géants du football européen ont donc plié bagage avant même qu’on entame véritablement les choses sérieuses.
Comme la Coupe du monde asiatique il y a deux ans d’ailleurs, l’Euro 2004 confirme qu’une nouvelle hiérarchie est en train, petit à petit, de s’établir. Bien entendu, le changement n’est pas radical. Le rendez-vous nippon, après tout, avait consacré le Brésil. Et rien ne dit que l’Euro portugais ne permettra pas à la France de retenir son titre ou à l’Angleterre de chasser ses vieux démons.
Mais, la chasse s’organise, la révolution prend forme et le danger ne vient pas forcément de ceux qu’on attendait au tournant. C’est que le tiers-monde du football n’existe plus. Personne n’a oublié que la Corée du Sud et la Turquie, Petits Poucets d’hier, s’étaient invitées dans le dernier carré du Mondial nippon.
Et, au vu de ce que nous a réservé le premier tour de l’Euro, il serait imprudent et indécent d’écarter la possibilité de voir la Grèce, le Portugal ou la Suède, des pays vierges de succès, monter cette année sur la plus haute marche continentale. Reste à savoir si cette nouvelle hiérarchie sert la cause du football.
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