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La nostalgie des chants
Des années d?absence comblées par un concert bon enfant, sans étincelle, se voulant plus nostalgique qu?autre chose. Dans ce registre Cassiya est resté fidèle à lui-même, avec une assistance raisonnable au terme des conditions menant à cet événement samedi dernier à Rose-Hill.
Avec une introduction sur les airs de Marlène pour enchaîner sur les succès d?antan, Cassiya a ravivé la flamme de ses années de gloire. Fort d?être l?initiateur d?une sonorité traditionnelle devenue identitaire du groupe, Cassiya a su à ses débuts trouver le bon tempo avec un séga saveur jazzy. Gérard Louis donnait la voie d?un arrangement nouveau. Les premiers opuscules du groupe attestent de la couleur musicale estampillée Cassiya. «Sega Cassiya sa.»
Aujourd?hui on a encore les yeux tournés vers le passé. Ce temps au Cassiya rythmait le séga à son aise. Devenant sans conteste l?ambassadeur du métissage de cette musicalité. Le public a répondu à l?appel. Il voulait du séga, du bon, comme Cassiya sait le faire. Il l?a eu. Il a aussi jubilé sur Diego, Separation, Ici kot nou été? Bref, des compositions qui a fait grossir le nom du groupe dans le paysage sonore local.
Alain Ramanisum en vrai pyromane a su réveiller son public. Plus de deux heures de musique, Cassiya a su divertir la galerie. Gratifiant d?un appel en fin de spectacle. Fort est de constater que Cassiya a remporté plus de succès avec ses anciens tubes que les titres composant son dernier album, Amize Sega Cassiya Content. Les autres devront attendre la sortie du DVD pour se replonger dans les réminiscences du sega Cassiya. Cette saveur d?antan.
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