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La méthode des anciens à la maternelle

5 avril 2007, 00:00

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Jugdish Beekharry, 66 ans, retraité, se trouve dans une salle de classe de maternelle à l’école Surinam. Assis à côté de trois autres personnes du même âge que lui, cet ancien maître d’école, enseigne aux enfants, 47 au total, à lire et à écrire par des chants et des jeux traditionnels.

C’est la toute première fois que le Pre-Primary Trust Fund-Zone (PPTF) Sud-Curepipe, lance un tel projet dans une institution primaire du Sud en collaboration avec le Senior Citizen Council de Surinam dont fait partie Jugdish et d’autres membres de cette association.

Ce projet, échelonné sur une période d’une année, va se matérialiser sous la supervision d’Eddy Veerasamy, le responsable du Pre-Primary Trust Fund Zone 3 avec le soutien de Kaminee Ramtohul, Shatee Gunputh et Lajwantee Babooram, les trois enseignantes de cette école.

“L’idée de mettre à contribution les personnes âgées dans l’enseignement dans le pré-primaire est excellente”, explique cet ancien maître d’école.

Il tient toutefois à préciser que la méthode utilisée comme médium d’enseignement dans le pré-primaire, est une arme à double tranchant. “Il faut former les personnes âgées. Malgré leur bonne volonté et leur expérience, certaines d’entre elles pourraient faire preuve de maladresse. Les collaborateurs doivent savoir où commencer et où ils doivent s’arrêter”, insiste Judgish.

Former les animateurs</B>

D’ou l’insistance d’Eddy Veerasamy pour évaluer cet exercice chaque trois mois avec les collaborateurs du projet.

Selon Jugdish, les personnes du troisième âge doivent être formées pour que l’enfant soit éduqué par rapport à son environnement.

Par exemple, l’enfant doit pouvoir jouer à la marelle, aux billes, au sapsiwaï ou apprendre des histoires racontées par les aînés, à condition que les animateurs ou les animatrices veuillent le faire. “Ce serait une très bonne interaction entre les générations et l’occasion pour moi de revivre de bons souvenirs”, plaisante cet ancien maître d’école. Tout en soutenant Jugdish, le président de PTF fait remarquer que les enseignantes de cette classe ne vont rien laisser au hasard. “Elles veilleront que tout se passe selon les normes établies et dans la discipline. Nous voulons que cette première expérience soit une réussite même si nous devons rectifier le tir là il faudra”.

En ce qui concerne le medium d’enseignement, Eddy Veerasamy pense qu’il est bon que le créole soit utilisé pour favoriser la créativité. “Les élèves seront plus à l’aise”, dit-il, tout en précisant que les autres langues seront également enseignées

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