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La musique autrement

10 août 2007, 20:00

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Plus de 25 000 entrées payantes pour ces cinq jours de musique. Sakifo a atteint ses objectifs surtout avec ces concerts sold out. Une programmation à faire pâlir et qui fait que Sakifo ne trouve aucune autre manifestation musicale à sa hauteur dans la région, en terme de professionnalisme.

Pour terminer le festival avec mention « très bien », Sakifo a proposé un plateau varié pour plaire au plus grand nombre. Avec du maloya comme sonorité phare au Massalé les deux derniers jours avec notamment Jozéfinn, Firmin Viry. Le moment le plus fort fut, sans aucun doute, Paraboler, l?hommage à Alain Peters, dimanche, avec la participation de Danyel Waro, René Lacaille, Loy Ehlrich? Ce festival s?envole et prend le vent pour des objectifs plus hauts. En attendant, voici deux derniers vols de nuit de Sakifo 2007?

<B>Prestation pétillante </B>

Décollage en finesse avec le trio Hadouk qui a lancé des notes énergiques sur la scène du Plato, samedi soir, avant de faire place à Danyel Waro et Titi Robin. Une variation autour du maloya. Quelque temps après, à la Ravine, une fille au violon et une femme déjantée. Babet et Adrienne Pauly, deux artistes féminines, ont illuminé la soirée.

Avant Sanseverino, elles ont renversé la foule à la Ravine. Du rock saveur français avec l?accent qu?il faut pour donner une nouvelle mélodie à cette musique. Le M. Swing français a fait son show avec la manière pour séduire un public conquis après coup. Quelques nuages plus loin, à la Kazern, la roots vibration s?était donné rendez-vous. Du reggae réunionnais avec Toguna. Une musicalité propre qui accroche. Et enfin un orage de bruit pour Dub Corporation venu tout droit de Saint-Etienne (France). Un combo qui a fait honneur aux Stéphanois avec une prestation pétillante et joyeuse. Pour l?atterrissage de l?avant-dernière soirée, la musique électro s?est fait l?invitée du Chapito avec Flox et Jamika en chef de fil.

Départ du dernier vol à destination de Sakifo. Si la dernière grosse scène revenait au rap avec comme ambassadeur Joey Starr, il faut dire que la personne précitée a pris trop de boisson pei avant de se produire.

Joey avait la tête dans les nuages. Pas dans son grand jour, le rappeur français n?avait pas le même rythme qu?au temps de gloire. Starr ne brille plus ? Avant lui, Tumi and the Volume a confirmé sa progression constante avec un passage percutant, plus fort que l?an dernier au Massalé.

La bonne surprise fut Puppetmastaz & Maniack, des artistes décalés qui déconnent pour de vrai? à vous méprendre. Dans un autre registre, plutôt, la scène de la Kazern faisait dans le rock provençal français et ragga jungle. Il fallait vraiment bouger avec le combo de Massilia Sound System !

Le plato faisait place à René Lacaille, le coup d?accordéon pour chanter le maloya bluesy et enfin un Rachid Taha décevant. Au Chapito, on affichait complet pour le dernier bain de foule. Birdy Nam Nam et Bumcello, surtout, ont fait monter la température au son d?un électro métissé entre le hip hop et le rock groove.

Bienvenue dans le pays du réel, le 4e rendez-vous du festival Sakifo est fini ! À l?année prochaine !

<B>Stephan Jauffret-Rezannah de la Réunion</B>

<B>Le prix Alain Peters à Lo Griyo</B>

Le groupe Lo Griyo (Samy Pigeaux Waro, Yann Costa et Luc Joly) a remporté le prix Alain-Peters de l?océan Indien. Samy Pageaux Waro est le fils de Danyel Waro. Pour GIlbert Pounia, le président du jury,

Lo Griyo est un groupe qui apporte du nouveau au maloya. « Il a fait une prestation de haut niveau du début jusqu?à la fin », a-t-il déclaré à l?express-samedi. À noter que Percy Yip Tong (Cyper Produktion/Kool Kreol) était aussi membre du jury du prix Alain-Peters.

<B>Moments forts</B>

Il y aura plein de choses qui resteront de ce festival. Des bons moments d?exaltation mais aussi des coups de blues et des déceptions. Sakifo n?y échappe pas. Dans le registre positif, la rencontre scénique entre Davy Sicard et Ayo à la Ravine pour Un peu de moi s?installe comme le moment fort de la première soirée. Puis il y a eu la session hommage à Alain Peters au Massalé. L?envers de la carte postale de Sakifo tourne autour des changements de plateau entre artistes lors de gros concerts, surtout à la Ravine où, entre chaque artiste, il faut au minimum 30 minutes. En termes de prestations scéniques, les déceptions sont Joey Starr, Rachid Taha, Eddie, notamment.

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