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La MCB revoit la croissance à la hausse

7 octobre 2006, 00:00

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La Mauritius Commercial Bank (MCB) révise légèrement à la hausse ses prévisions de croissance pour l?année en cours. Elle prévoit une expansion du produit intérieur brut (PIB) de 4,4 % contre 4,3 % en juillet 2006.

La croissance excluant le sucre sera de 4,8 % (contre une estimation précédente de 4,3 %). C?est ce qu?indique le dernier Economic Outlook de MCB Focus publié hier.

Les analystes de la MCB tablent sur une stabilisation du textile-habillement et d?une activité plus dynamique que prévu dans l?industrie locale. Celle-ci profitera d?une consommation en croissance.

Le secteur sucre enregistrera une contraction de 5 % dans le sillage de la baisse anticipée de la production sucrière à un niveau en dessous des 500 000 tonnes. Cette baisse de la production va exacerber l?effet de la baisse de 5% du prix garanti sous le régime sucrier européen.

Le tourisme connaîtra une expansion de 4 % seulement en 2006, contre un objectif ambitieux de 10 %. Le chikungunya a été la cause de l?écroulement du marché français, notre principal vivier de visiteurs. Cette croissance est aidée par les mesures prises par le gouvernement pour libéraliser l?accès aérien, augmenter les capacités des vols et les campagnes de marketing agressives dans des régions choisies ainsi que par les bonnes performances économiques dans nos principaux marchés.

Les services financiers devraient maintenir une trajectoire de forte croissance grâce aux bonnes performances des banques et des services d?affaires.

Selon MCB Focus, 2007 marquera un tournant pour le pays dans la mesure où elle sera le témoin de la mise en ?uvre des réformes structurelles annoncées. Toutefois, les analystes de la banque ne prévoient pas une amélioration de la performance économique compte tenu des risques qui seront toujours présents lors de la phase de transition.

Le PIB s?accroîtra de 5 %. Le sucre ne connaîtra pas de reprise sensible, tandis que le seafood hub devrait générer une forte croissance.

<B>Pessimiste sur le chômage</B>

Le textile va certainement récolter des dividendes de sa restructuration. Toutefois, l?élimination des quotas sur les vêtements chinois imposés par l?Europe et les Etats-Unis apportera des incertitudes dans l?industrie.

Dans d?autres secteurs, la croissance en 2007 devrait avoisiner les taux prévus pour l?année en cours. Par conséquent, le secteur de la construction sera soutenu par les projets d?Integrated Resorts Scheme. Une augmentation appréciable de la consommation, elle, doit soutenir la croissance dans le commerce et les industries orientées vers le marché local. Quoique l?expansion de ces industries devrait ralentir.

Le secteur du transport et des communications devrait encore une fois connaître une très bonne performance, tenant en considération le plan d?Air Mauritius d?augmenter ses capacités de sièges grâce à l?achat d?avions et la détermination des autorités de promouvoir l?informatique comme le cinquième pilier de l?économie.

Selon les prévisions, le taux d?inflation continuera à augmenter pour atteindre 8,8 % en décembre 2006 et 9,8 % en juin prochain. Cette augmentation du taux d?inflation reste inquiétante. La dépréciation de la roupie par rapport aux autres principales monnaies mettra encore plus de pression sur le prix des marchandises importées.

Les conditions économiques fragiles, les réformes bien plus lentes que prévu au niveau du marché du travail et des programmes de formation peuvent affecter la création d?emplois. Pour cette raison la MCB est plus pessimiste que le bureau central des statistiques. Même si les prévisions de cette banque pour le taux de chômage en 2006 ont été révisées à la baisse, soit 9,6 %.

<B>Bénéfices retardés</B>

Les analystes commentent également les réformes économiques annoncées par le gouvernement pour stimuler la croissance : si elles ne sont pas appliquées, chose déjà perceptible dans certains secteurs clés, cela retardera les bénéfices qui y sont liés (des bénéfices qui, de toute façon, auraient pris deux ans pour se concrétiser). Sans compter que ce retard peut affecter leur efficacité si jamais les conditions économiques devraient se détériorer entre-temps.

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