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La longue liste des vols à moto
Une victime de plus : une enseignante, âgée de 42 ans, est venue rallonger la liste des proies de voleurs à moto. Cette méthode d?attaque est devenue chose courante.
Cette dernière victime habite Ste.-Croix. Vendredi, vers 15 h 15, après son travail, elle rentre chez elle à pied. A quelques mètres de sa maison, alors qu?elle passe devant une boutique, elle remarque deux individus à moto qui viennent vers elle. Tous deux portent un casque, et sont vêtus de T-shirt et de pantalon classiques.
Le passager de la moto est debout sur l?engin. Ne soupçonnant pas leur intention, l?enseignante ne leur porte pas plus d?attention. Les motocyclistes arrivent à sa hauteur. Le passager descend de l?engin, s?attaque à la femme et parvient à lui arracher sa chaîne en or, malgré la résistance de cette dernière qui assène des coups de parapluie à son agresseur.
Le forfait accompli, les deux voyous regagnent leur moto et s?enfuient. La moto n?avait pas de plaque d?immatriculation. La victime regagne sa maison, elle est sous l?effet du choc. Son collier valait environ Rs 18 000. Elle appelle son mari, qui quitte son travail immédiatement et accourt. ?Mo ti crwar mo fam inn blese mwa. Ou pa kone ki kapav ena kan ou tann bann nouvel parey?, dit-il. Sa femme, elle, terrifiée, raconte : ?Monn bizin servi tou mo couraz pou defan mwa letan sa boug la inn vinn atak mwa. Ne pli capav marse dan Sainte-Croix aster la. Nimport ki ler ou kapav victim enn vol. Sa landrwa la inn delese. Landrwa la pe vinn invivab.?
La police tente de trouver la solution à ce problème qui prend de l?ampleur. Le nombre de ce type de vol a dépassé la centaine. Mais, disent les policiers, la tâche est difficile. Ces motocyclistes ont développé un véritable système méthodique pour exécuter leur ?travail? : ils se déguisent, leur moto ne porte pas de numéro d?identification, ils portent des casques. Certains se font même passer pour des proches de leurs proies pour les accoster plus facilement. Ainsi, les passants ne font pas attention à eux.
?Cependant, il y a une équipe qui travaille sur cette affaire. Nous faisons de notre mieux pour coincer ces malfrats?, dit-on à la police. Entre-temps, bon nombre de citoyens sont comme l?enseignante de Ste.-Croix, celle qui a désormais peur de marcher seule dans la rue?
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