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La genèse de l’histoire réunionnaise

28 juin 2007, 00:00

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Après Les Noces de Figaro de Mozart, Maraina de Emmanuel Genvrin et Jean-Luc Trulès fera le bonheur des amateurs de spectacle lyrique. Les premiers habitants de l’île de la Réunion proviennent de Madagascar. Depuis 2002, Emmanuel Genvrin, auteur de théâtre et d’opéra et Jean-Luc Trulès, compositeur, tous deux fondateurs du Théâtre Vollard de La Réunion, ont essayé de reconstituer artistiquement ce fait historique à travers l’opéra intitulé Maraina. Joué pour la première fois à la Réunion en 2006, sa seconde présentation se déroulera au Centre culturel Albert Camus, vendredi 29 et samedi 30 juin, à partir de 19 heures.

D’une durée de 1h 45, cette oeuvre lyrique raconte l’aventure des premiers habitants de l’île de la Réunion. Vers 1663, un groupe de 12 personnes, comprenant deux Français : Louis Payen, chef d’expédition et son compagnon Paul Cauzan, ainsi que dix Malgaches : sept hommes et trois filles, ont décidé volontairement de quitter Fort-Dauphin.

Arrivés à l’île Mascareigne (ancien nom de l’île Bourbon devenue la Réunion), alors une île déserte, une bagarre est née entre les dix Malgaches et les deux Français, à cause des filles qui menaient leur vie amoureuse, aussi bien aux côtés des Malgaches que des Français. Par la suite, les dix Malgaches décidèrent de partir pour les montagnes.

Maraina, un théâtre entièrement chanté, engage 40 choristes recrutés à Antananarivo et à Paris, et 28 musiciens symphoniques et aussi traditionnels, comprenant huit violonistes, un contre-bassiste, deux flûtistes, trois saxophonistes, deux trombonistes, deux trompettistes, un accordéoniste, trois percussionnistes, un claviste, et deux valihistes. Selon Jean Luc-Trulès, compositeur de musique de Maraina, les conventions de l’opéra classique ont été respectées.

<B>Hernan RIVELO</B>

<B>La poubelle île du monde</B>

Alors que l’on ne cesse de parler de relance du tourisme et d’image de la Réunion, surtout depuis la crise du chikungunya, de nombreux sites naturels locaux demeurent gâchés par la vue et l’odeur de poubelles débordantes de déchets. Conscients du gâchis, l’office national des forêts et la direction de l’agriculture et des forêts projettent de retirer progressivement tous les réceptacles d’ici à fin 2010. Reste à faire en sorte que les visiteurs prennent l’habitude de repartir avec leurs déchets sous le bras. Un pari audacieux.

<B>Gillot redécolle en douceur</B>

Le fantôme du chikungunya s’efface peu à peu du ciel de Roland-Garros. La tendance de reprise du trafic, amorcée depuis le mois de mars, se confirme en mai avec + 20 % par rapport à mai 2006 et + 16,8 % depuis le début de l’année. Mais le flux global de passagers reste en recul de 2,1 % par rapport aux cinq premiers mois de 2005, juste avant la crise sanitaire.

Gillot est encore convalescent, mais son rétablissement se confirme. En mars, le trafic progressait de 34,1 % par rapport à mars 2006 et 43,4 % en avril. Avec 119 414 passagers en mai, contre 97 067 à la même époque l’an dernier, le flux global de voyageurs progresse de 23,1 %. Le nombre de passagers locaux, dont l’aéroport Roland-Garros est la destination finale, augmente de 20,7 %. Cette forte progression correspond au rattrapage qui s’opère en 2007, après les baisses importantes enregistrées à la même période en 2006 avec la crise liée au chikungunya.

<I>© JIR</I>

<B>Baby-boom à l’île sœur</B>

Le constat est unanime dans les maternités de l’île : on assiste à une recrudescence des naissances depuis le début de l’année. Aucune étude n’étaye cette thèse, mais de l’avis général, cette hausse de la natalité est directement liée au chikungunya. Les femmes auraient simplement attendu la fin du virus avant de se remettre à procréer…

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