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La France souhaite effacer la moitié de la dette irakienne
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La France souhaite effacer la moitié de la dette irakienne
La France souhaite effacer la dette irakienne à hauteur de 50 %, a fait savoir l?Elysée en marge du sommet du G8 de Sea Island.
La dette irakienne est estimée à environ 120 milliards de dollars, dont 21 milliards envers les pays faisant partie du Club de Paris.
?La France s?est engagée à traiter dans les conditions habituelles du Club de Paris (...) de façon substantielle la dette irakienne?, a déclaré à la presse la porte-parole de l?Elysée, Cathe-rine Colonna.
<B>Somme considérable</B>
?Dans notre esprit, cela signifie sans doute 50 % sur un montant global, (...) ce qui signifie tout de même une somme considérable?, a-t-elle ajouté.
?D?autres pays que le nôtre (les Etats-Unis essentiellement, NDLR) souhaiteraient que l?on aille plus loin - 70, 80, 90, voire 95 %. Nous faisons observer avec un certain nombre de nos partenaires que l?Irak est un pays qui a des ressources?, a-t-elle dit. ?Un traitement de la dette à 50 %, une fois un accord acquis entre l?Irak et le FMI et une fois les autres conditions actuelles du Club de Paris réunies, serait un traitement approprié?, a-t-elle ajouté.
Catherine Colonna a fait remarquer que 50 % de la dette irakienne représentait ?la totalité et même un peu plus? de la dette des 38 pays les plus pauvres les plus endettés que la communauté internationale s?efforce d?annuler depuis près de dix ans dans le cadre de l?initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).
Lancée au G7 de Lyon en 1996, l?initiative PPTE vise à apporter un soutien au-delà des traitements traditionnels consentis par le Club de Paris afin d?aider les pays les plus pauvres, situés en Afrique sub-saharienne pour la plupart, à régler leurs problèmes de dette.
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