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La France au pied d?une montagne

25 septembre 2003, 20:00

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Après avoir réalisé le ?minimum syndical? en préliminaire avec la qualification dans le grand huit, la France se retrouve au pied de la montagne russe lors des quarts de finale de la 29e édition du Championnat d?Europe de basket-ball dames, à Patras.

La France et la Belgique ont été les deux dernières nations à se qualifier.La Serbie-Monténégro, la République tchèque et la Pologne (groupe A), l?Espagne, la Russie ainsi que la Slovaquie (groupe B) avaient déjà gagné leur billet pour les quarts de finale.

De cette première phase, les Françaises ont gardé un sentiment mitigé. Il conjugue enthousiasme avec le succès contre la Pologne emmenée par son immense pivot Malgo Dydek (79-66) et impression d?être hors jeu. En témoigne la défaite devant les Tchèques (85-73).

Cette versatilité a même été réunie dans le même match. Ce fut le cas face à la Grèce. Avec quand même au bout le succès attendu (75-70) et surtout en bonus du temps de jeu pour les pivots Emmeline Ndongue (20 ans) et surtout Elodie Godin (18 ans) qui représentent la relève.

Or, la Russie qui se dresse désormais sur la route des Bleues n?attend que ça. Un mauvais passage de son adversaire pourrait en effet lui permettre de se remettre sur les bons rails alors qu?elle a vécu une première partie d?épreuve chaotique.

Données archi-favorites par tous les spécialistes à l?orée de la compétition, les vice-championnes d?Europe et du monde ont terminé la phase initiale avec deux défaites: une première totalement inattendue devant la Slovaquie (80-72) et une seconde contre les Espagnoles (64-61).

?C?est la preuve qu?elles ne sont pas invincibles?, note Audrey Sauret la co-capitaine d?une équipe de France tenante du titre, qui reste sur deux défaites contre cette formation, d?abord au Mondial-2002 en Chine (74-59) et puis à Grenoble (64-63), début septembre en préparation.

Ce dernier échec, Alain Jardel avoue qu?il espère s?en servir. ?On était passé très près de la victoire?, se souvient-il. ?La Russie éternelle est capable du meilleur et du pire. Elle n?est pas invulnérable. Elle est parfaitement jouable?, souligne Jardel.

A l?appui de son propos, l?ambiance délétère qui semble régner dans cette équipe. Elle n?a plus rien du groupe uni de l?an passé avec Maria Stepanova s?occupant plus de son bébé que de ses coéquipières ou d?autres joueuses vivant à l?écart avec leur compagnon, racontent des observateurs attentifs. Toutefois, cette formation peut redevenir redoutable.

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