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La formation la clé de la cyber-île
Les cours foisonnent dans ce domaine. Mais il faut surtout s?assurer de la qualité et de crédibilité de l?institution où vous décidez de poursuivre vos études. Les métiers des TICS sont nombreux.
Entre analyste-programmeur, concepteur de site web, administrateur de réseau, directeur de projet, consultant en informatique ou encore infographiste? la palette est large et variée. Il existe certes des cours spécialisés mais nombreux sont ceux qui optent pour des études plus complètes avant de se spécialiser.
Le choix est vaste. La majorité des cours de formation se solde soit par des diplômes, des licences, ou des maîtrises. L?Université de Maurice propose des cours en software engineering, en business information system, conversion in information system et en computational science and engineering. A partir de janvier, un Bachelor of Computer Applications (Honours) sera aussi disponible. Du côté de cette institution, on laisse entendre qu?en général, les étudiants n?ont pas vraiment de préférence.
Néanmoins cette année, ils ont été plus nombreux à avoir opté pour le Diploma ou le BSc (Hons) Software Engineering. Rappelons que l?Université de Maurice se décline en trois écoles : School of Business Informatics and Software Engineering, School of Sustainable Development Science et School of Public Sector Policy and Management. Il y a actuellement plus de mille cinq cents élèves qui se préparent à entrer dans les prochaines années dans l?univers informatique de Maurice, suite à leurs études dans cette institution.
Datamatics, l?un des pionniers dans ce secteur, qui fêtera l?an prochain ses vingt ans à Maurice, offre environ une dizaine de cours de formation. Allant de la conception de site à la programmation en passant par l?infographie, les étudiants peuvent par la suite bénéficier de diplômes émanant des partenaires indiens de Datamatics. En sus de proposer des cours plus poussés, cet institut offre aussi des packages Word/Excel entre autres. Il a actuellement plus de deux milles étudiants qui sont dans les différents centres à travers l?île. « Les cours durent au minimum quatre mois. Nous travaillons en fonction de la disponibilité de la majorité des étudiants», explique Ambika Husnoo, directrice de Datamatics. La préférence de leurs élèves va vers l?engineering informatics. Ils se préparent ainsi à l?informatisation de toutes les entreprises mauriciennes dans le futur.
Après s?être consacré à la formation du personnel de l?entreprise mère, Harel Mallac Training Institute a fini par ouvrir ses portes au public.
En sus des cours de bases, des diplômes, des advanced diploma et des BA Honours en IT sont aussi disponibles. Les cours proposés sont très variés. Le computer studies se décline ainsi en diploma, advanced diploma et en BSc Honours.
«Chaque année, les élèves reçoivent quelque chose. Ainsi, dès la deuxième année, nous les encourageons à travailler. Ils acquièrent ainsi de la pratique. Le computer studies est très complet. Après ces trois années, les élèves peuvent alors choisir de se spécialiser en multimédia ou d?autres aspects techniques», explique Fez Hossenbocus, directeur de business development. Ils sont nombreux à choisir le computer studies vu la palette que ce cours couvre. Actuellement, environ cent cinquante élèves y poursuivent leurs études. Les plus performants peuvent être employés par l?entreprise mère, Harel Mallac.
La De Chazal Du Mée (DCDM) Business School propose comme les autres instituts, des cours qui peuvent aller du diplôme à la maîtrise. «Nous avons une clientèle pour les deux. Il n?y a pas forcément un cours qui est plus populaire qu?un autre. Il y a deux marchés. Il y en a un pour ceux qui ont fini la HSC ou la SC. Et il y a un autre marché pour les professionnels. Par exemple, les administrateurs de réseau dans les grandes entreprises qui veulent mettre à jour leurs connaissances», explique Vikash Rowtho, responsable de la faculté IT de DCDM Business School.
Les trois principaux cours proposés par cet organisme sont la licence en Media and Information (Internet Studies), le Bcom en Information Technology and Information System et BSc Information Technology. Environ sept à huit cents élèves étudient actuellement à DCDM Business School.
Dans les différents cas, les élèves ont la possibilité de suivre les cours à la fois, à plein temps ou à temps partiel. Le minimum requis en général est la School Certificate (SC) avec l?anglais et les mathématiques surtout. Pour certains cours néanmoins, la HSC, avec deux ?A? levels, comprenant les maths, est obligatoire. Si un élève n?a pas fait comme sujet l?informatique lors de ses études secondaires, cela ne le pénalise pas pour autant. La seule obligation est d?avoir à son actif les maths.
RAJ BHANTOOA, PROJECT LEADER A MAURITIUS TELECOM
«L?informatique, est un outil de travail indispensable»
En 1975, lors de ses débuts dans le monde de la télécommunication, Raj Bhantooa, project leader à Mauritius Telecom, n?aurait peut-être jamais pensé que son pays aurait un jour pour ambition de devenir une cyber-île. Il a commencé en utilisant un système électromécanique. Il n?y avait pas encore d?ordinateur à Maurice à l?époque. En gravissant l?échelle professionnelle, il commence alors à s?intéresser à l?informatique. «C?était tout nouveau. Il fallait apprendre et s?aventurer. J?ai alors commencé à suivre des cours sur le système électronique et informatique. A l?époque, un ordinateur était aussi grosse qu?une machine à laver», raconte Raj Bhantooa, en riant.
L?évolution informatique étant constante, notre interlocuteur enchaîne les cours dans les années 80 et 90. C?est ainsi qu?il choisit Datamatics. A chaque fois que cet institut organise des ateliers de formations, Raj Bhantooa s?y rend afin d?améliorer ses connaissances. Une excellente manière de se tenir informer, en pratique, des dernières nouveautés et avancés dans le vaste monde de la technologie. En tant que project leader, Raj Bhantooa se charge de l?installation, de la mise en service et de la phase test des projets. Une fois que ses supérieurs sont satisfaits, il passe alors le flambeau au département de la maintenance afin que ces derniers fassent le suivi.
Et quels sont les passe-temps d?un project leader ? Raj Bhantooa éclate, d?un rire bref mais communicatif, avant de nous avouer qu?il fait la lecture? de magazines et de livres informatiques et technologiques. «On est un peu comme des médecins qui se tiennent au courant des dernières avancées pharmaceutiques. Il être à jour avec l?actualité. L?informatique, est un outil de travail indispensable», souligne-t-il. Fort heureusement, il y a une vie en dehors du monde informatique dans lequel il baigne. Marié et père de deux enfants dont une fille qui étudie actuellement la médecine, Raj Bhantooa fait aussi du jardinage. Cela lui permet ainsi de d?oublier un peu la technique. «Pour garder un esprit sain, je pratique aussi le yoga et la méditation. Cela permet de rester plus calme et réfléchi pour résoudre les problèmes dans la mise en place de projets », raconte notre interlocuteur.
Cet habitant de Le Hochet a depuis des années un motto qui est «on trouve toujours une solution à tout problème. Le mieux étant ainsi de le prendre de manière positive». Dans les télécommunications depuis vingt ans, cela semble lui avoir réussi.
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