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La fondation Joseph Lagesse à la rescousse des plus démunis
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La fondation Joseph Lagesse à la rescousse des plus démunis
Solange 53 ans et sa fille Priscilla, 30 ans sont assises à la même table. Elles apprennent à conjuguer le verbe avoir au présent de l?indicatif. Elles sont en compagnie d?une dizaine d?autres femmes en ce lundi après-midi, suivant les leçons de Suzy l?institutrice.
Solange suit ces cours depuis quelques mois et elle est fière qu?elle peut signer, même si elle va prendre quelques secondes de plus. Priscilla, travaille comme bonne à tout faire . Elle est en mesure de mieux écrire et lire aujourd?hui. Elle envisage de chercher un autre job plus rémunérateur. La réussite de ces deux femmes comme d?autres est due grâce à la fondation Joseph Lagesse, créée il y a trois ans. Cette fondation a choisi des squatters de Railway Road, Rivière-du-Rempart pour apporter son aide.
Ils sont 22 familles qui squattent des terrains appartenant à l?établissement de Mon-Loisir, depuis au moins 50 ans. Elles vivent dans des conditions très pénibles. Les familles habitent dans des taudis, qui sont dépourvus d?électricité et d?eau. Elles hésitent à faire des démarches pour ces facilités car il leur sera difficile de s?acquitter de leurs factures. Elles élèvent des animaux pour obtenir quelques sous. Les chefs de famille travaillent comme maçons ou sont pêcheurs. Chaque jour, on compte de nombreux absents parmi les écoliers ou encore un grand nombre d?échecs au niveau de la CPE.
Les femmes sont en majorité au foyer et celles qui travaillent sont bonnes.
Geneviève de Souza , coordinatrice de la fondation Joseph Lagesse est au four et au moulin. Elle visite régulièrement ces familles. Elle est très sollicitée . Soit pour un conseil , ou pour lire un papier ou encore pour des démarches pour que des enfants se rendent à l?école. Elle est très populaire dans le quartier et ne rate jamais de faire la bise à chaque personne qu?elle rencontre.
Elle nous raconte qu?il y a un an, la fondation a fait installer deux containers, servant comme bureau et salles de classe dans le quartier. C?est là que des cours d?accompagnement scolaire, d?alphabétisation, d?initiation à la musique, d?ateliers créatifs, de gestion des conflits et de sport sont organisés. Un horaire est établi pour chaque activité.
La fondation Joseph Lagesse veut aussi reloger ces squatters. Pour cela elle compte sur le gouvernement. «Nous avons établi certains contacts et nous souhaitons qu?un terrain d?entente soit trouvé pour ce projet», affirme la représentante de la fondation. Une fois le projet concrétisé, les bénéficiaires seront appelés à apporter leur contribution financière.
Geneviève de Souza, qui a longtemps travaillé pour le groupe WEAL veille sur les enfants. Elle a effectué des démarches pour que deux enfants handicapés trouvent la joie de vivre. C?est elle qui les transporte chez les médecins pour acheter des équipements dont ils ont besoin.
Toutefois, elle insiste pour que tout ce monde ait une éducation de base. «La clé de la réussite est l?éducation», dit-elle. Elle veut aussi construire l?homme.
Geneviève de Souza a une tâche herculéenne. Mais elle demeure optimiste pour sa mission. «C?est un combat de longue haleine et on connaîtra les résultats dans les prochaines années».
Trois ans pour la fondation
La fondation Joseph Lagesse a vu le jour en juillet 2005 à l?initiative du «Chief Executive Officer» du groupe Mon-Loisir, Arnaud Lagesse. Elle a pour présidente Anne Rogers qui est assistée de Geneviève de Souza, qui agit comme coordinatrice. Cyril Lagesse, fils de Joseph a rendu hommage à son père. Ce dernier né le 30 octobre 1882 est le père fondateur du groupe Mon-Loisir. Il a beaucoup aidé les gens qui travaillaient avec lui et la communauté autour des usines. Son fils veut perpétuer ce travail, d?où la naissance de cette fondation. La fondation a pour objectifs la promotion de l?éducation, la formation, la défense du droit à la santé et la lutte contre la pauvreté entre autres.
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