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La First City Bank nomme une nouvelle direction
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La First City Bank nomme une nouvelle direction
D?importants développements sont à prévoir à la tête de la First City Bank (FCB). Son conseil d?administration se réunit aujourd?hui pour nommer de nouveaux directeurs, un nouveau président et un nouveau chief executive officer (CEO).
Le gouvernement, qui détient 60 % de l?actionnariat de la banque à travers la Development Bank of Mauritius (DBM) et la State Investment Corporation (SIC), entend prendre les choses en main et assainir la situation. L?avènement d?une nouvelle équipe de direction est un premier pas.
Le consultant en économie et en management, Eric Ng Ping Cheun, aurait été approché pour occuper le poste de président du conseil. L?actuel titulaire, Bennyram Chooramun, managing director de la DBM, cédera donc sa place à un directeur indépendant. Le choix d?Eric Ng Ping Cheun serait motivé par un souci de nommer quelqu?un susceptible de projeter une image d?indépendance vis-à-vis du monde politique, tout en démontrant des compétences dans le domaine bancaire.
La réorganisation de la direction de la banque impliquerait également un changement au niveau du top management. Rohit Auckle, l?actuel CEO de la FCB, pourrait lui aussi être remplacé. Ranapartab Tacouri, ancien managing director de la Banque de Maurice et également de la DBM, est cité comme un des prétendants au titre.
?Le nouveau board compte porter une attention particulière aux prêts non performants. Il faut assainir le bilan financier de la banque. Une véritable opération de nettoyage attend la nouvelle équipe. Plusieurs directives émises par la Banque de Maurice à la FCB n?ont pas été respectées dans le passé. Il est temps d?assainir la situation?, fait ressortir un préposé pressenti pour siéger sur le nouveau conseil d?administration.
Ces développements interviennent à moins de deux mois de l?échéance des changements au niveau de l?actionnariat de la FCB. Harry Sookun, vice-président de la banque et détenteur de 39 % des parts, doit réduire sa participation à 10 % d?ici le 31 décembre.
Ingérence directe
Au moment de l?entrée en opération de la FCB, en 2002, Harry Sookun avait bénéficié d?une dérogation de la Banque centrale qui lui permettait de détenir une part aussi importante de l?actionnariat. L?exemption tire à sa fin, mais le principal concerné n?aurait pas encore pris de dispositions pour céder ses actions.
Le nouveau conseil d?administration devrait traiter ce dossier de manière urgente. La Banque de Maurice a, de son côté, rappelé à Harry Sookun l?échéance du 31 décembre 2005 à plusieurs reprises. Cela a donné lieu à un véritable bras de fer entre le régulateur et celui-ci. Le 25 octobre, la Banque centrale lui avait même ordonné de quitter les bureaux qu?il occupait au siège de la FCB à Port Louis. Le régulateur avait estimé que la présence physique du vice-président du conseil à la banque représentait une ingérence directe dans les opérations au jour le jour de l?institution bancaire.
Harry Sookun avait dans un communiqué de presse réagit à ces accusations. Il soutient qu?il n?avait jamais eu l?intention de s?ingérer dans les activités de la FCB, mais ?qu?en tant que directeur et un des principaux actionnaires il est de (son) devoir de m?assurer qu?il n?y a pas de mauvaise gestion dans les affaires de la banque?.
Tout récemment, le vice-président du conseil d?administration avait fait des sorties publiques contre le management de la FCB l?accusant d?avoir prêté de fortes sommes aux sociétés Skyline et Pleasure World (des compagnies appartenant à des personnes proches de l?ancien régime) en faisant fi des procédures.
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