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La femme de ménage de Vanessa Lagesse croyait qu?elle dormait
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La femme de ménage de Vanessa Lagesse croyait qu?elle dormait
?Sofa pa ti dan so plas. Abazour ti devire, labouzi ti pe alime, lalimier osi. Kot abazour mo trouv mark rouz?? Saraspadee Munusami, femme de ménage de Vanessa Lagesse, s?est exprimée en cour hier dans le cadre de l?enquête préliminaire sur la mort de cette dernière Elle affirme, dans la déposition donnée devant le magistrat Azam Neerooa, qu?elle attendait sa patronne pour pouvoir nettoyer son bungalow ce 10 mars 2001 vers 13h 20. Elle ignorait qu?elle était déjà morte dans sa baignoire et pensait qu?elle dormait.
Un autre témoin, Katty Ramjiane, déclare que Bernard Maigrot, suspect du crime, dînait au restaurant où elle travaille le 9 mars 2001, jour de l?assassinat.
Répondant aux questions de Me Prameeta Chittoo, Senior State Counsel, l?employée de la victime indique que le 9 mars 2001, elle travaillait le matin chez Sonia de Spéville et à partir de 13 h 30 chez Vanessa Lagesse où elle faisait le ménage tous les jours, sauf les dimanches. Dans la cour, souligne-t-elle, habitent le gardien Somduth et sa femme Sunita. Elle a une clé et doit ouvrir la porte puis un grillage pour entrer dans le bungalow.
Me Chittoo: A quelle heure avez-vous pris le travail chez Vanessa Lagesse?
R: A 13 h 20.
Q : Qu?avez-vous fait à cette heure-là ?
R: Comme d?habitude j?ai ouvert la porte puis j?ai essayé d?ouvrir le grillage.
Q : Qu?est-ce qui s?est passé?
R : Griyaz la pa ti ouver.
Q : Pourquoi n?avez-vous pas pu l?ouvrir?
R : Mo finn eseye, mo finn pous avek tou mo lafors, pa finn kapav.
Q : Qu?avez-vous fait après?
R : Je suis allée voir Sunita, qui travaille chez la mère de Vanessa Lagesse, Josiane Tostée.
Q : L?avez-vous rencontrée?
R : Non, elle était encore dans le campement de Josiane Tostée.
Q : L?avez-vous vue après ?
R : Oui. Je lui ai dit que je n?ai pas pu ouvrir le grillage. Mo dir si li kapav rann moi enn servis ouver la port la.
Q : Est-elle venue ?
R : Oui.
Q : A-t-elle pu l?ouvrir ?
R : Non.
Q : La voiture de Vanessa Lagesse était-elle là ?
R : Oui.
Q : Ki ou finn panse alor ?
R : Mo ti panse ki li pe dormi.
Q : Qu?avez-vous fait ensuite?
R : Mo krie mamzel, mamzel.
Q : Apre ki arive ?
R : Mo finn debout kot laport. Mo tann telefonn pe sone. Mo tann delo pe koule, mo panse li kapav dan so dous, li pou vinn pran telefonn.
Q : L?avez-vous vue ?
R : Non, elle n?est pas venue. Mo debout laba mem. Mo tann portab pe sone.
Q : Me telefonn ti sone ki ti arive ?
R : Telefonn koupe, lerla so portab sone.
Q : Ki ou finn fer ?
R : Mo kontinie debout laba mem. Mo panse mamzel pou vini. Telefonn fix resone.
Q : Quelle a été votre réaction?
R:Mo pran telefonn mo dir alo. Mo dir bonjour. Enn lavoi dir mamzel Vanessa Lagesse lamem. Mo demande qui parle s?il vous plaît? Li dir moi enn so kamarad sa.
Q : Quelle voix ?
R : Enn misie sa.
Q : Connaissez-vous cette voix?
R : Enn semenn avan li ti sone. Mo ti pran telefonn.
Q : Saviez-vous qui était à l?autre bout du fil ?
R : Non.
Q : Eski dimounn la ti idantifie limem ?
R : Non, li ti dir enn kamarad sa.
Q : Lui avez-vous posé des questions ?
R : Il ne m?a pas donné son nom.
A ce stade Me Chittoo attire l?attention du magistrat sur le fait que le témoin se contredit. Elle demande la permission de lire une partie de sa déposition. Me Collendavelloo objecte. Mais le magistrat tranche en faveur de la poursuite.
Q : Vous avez consigné une déposition à la police le 11 mars 2001?
R : Oui.
Elle identifie sa signature. Me Chittoo lit la déposition.
Q : Avez-vous dit ceci à la police : ?Kan mo ti dir ki telefonn ti sone ek mo ti reponn, mo kroir ki Bernard ki ti pe koz ar moi parski samdi pase kan mo ti demande «qui parle?» li ti reponn «Bernard»? ?
R : Mo pa rapel. Mo pa finn port atansion.
Q : Ki li ti dir ?
R : Kot mamzel Vanessa Lagesse ete.
Q : Kot ou ti pe debout la eski ou ti kapav trouv andan lakaz ?
R : Oui.
Q : Qu?avez-vous remarqué ?
R : Sofa pa ti dan so plas normal. Abazour ti devire.
Q : Après ?
R : La bouzi ti pe alime.
Q : Qu?avez-vous remarqué encore ?
R : Ti ena dezord. Kot abazour ti ena mark rouz kouma dir divin finn tonbe anba lor marb. Mo panse divin parski mo bizin netoye apré.
Q : Qu?est-ce qui vous a fait penser que c?était du vin ?
R : La veille il y avait un dîner chez Vanessa Lagesse.
Q : Quel dîner ?
R : Mo pa kone.
Q : Savez-vous qui était invité à ce dîner ?
R : Non.
Q : Qu?avez-vous fait ensuite ?
R : J?ai fermé la porte et je me suis rendue chez Sunita.
Q : Ki ou finn al fer kot Sunita?
R : Mo alle atann laba. Si mamzel retourne mo pou kapav rant dan lakaz mo netoye. (?)
Q : Que s?est-il passé ensuite ?
R : Somduth est retourné. Il nous appelle, Sunita et moi. Somduth me dit de venir chez Vanessa Lagesse. Je m?y suis rendue. Mo tann li dir Mamzelle laba mem, mamzel inn fini mor. Lerla mo al gete.
Q : Eski ou finn al gete ?
R : Oui. Mo pa finn rant dan lakaz.
Q : Savez-vous dans quelles circonstances Vanessa Lagesse est morte ?
R : Sa lerla mo pa ti kone kouma li finn mor.
Le témoin a ensuite été contre-interrogé par Me Collendavelloo. Elle explique l?emplacement du bungalow, tout près de celui de Josiane Tostée, et son accès. Elle dit qu?une autre dame travaile le matin chez Vanessa Lagesse mais elle ne sait pas si elle y travaille tous les jours et ne connaît ni son nom ni son adresse. Elle sait juste qu?elle est d?origine indienne. La tâche de cette dame consiste à ?fer lili mamzel, si mo trouve lili inn fer lerla mo kone li finn vini?.
Q : Quand pour la dernière fois avez-vous nettoyé le bungalow de Vanessa Lagesse ?
R : Vendredi (9 mars 2001) mo finn pass sifon partou e dan la sal de bain. (...)
A une autre question, elle confirme que la police n?a pas pris ses empreintes digitales et raconte que pendant la deuxième semaine suivant le décès, la police l?a emmenée aux Casernes centrales. Elle dit avoir été conduite dans une chambre et que personne ne lui a posé de questions. Elle y serait restée une demie-journée.
C?est le samedi 10 mars 2001 que Sunita lui a dit qu?il y avait eu un dîner la veille. Elle explique que les traces qui ressemblaient à du vin se trouvaient à deux pieds de la salle de bains. Interrogée par rapport à la découverte de gandia dans la salle de bains, elle répond : ?Mo trouv sa drol. Zame mo pa finn trouv gandia kot mamzel Vanessa. Mo netoye partou, sal de bain osi?.
Q : Si vremem lapolis inn trouv gandia, ou pa kroir ki enn lot dimounn ki finn met sa laba?
R : Mo pa kroir ki mamzel Vanessa Lagesse ti fim gandia.
Q : Lapolis dir ki finn trouv gandia dans so sal de bain?
R : Zot pe koz manti.
Q : Kikenn finn met gandia laba ?
R : Mo pa kapav dir ou.
Le magistrat: Ou pa finn rant dan lakaz ditou, me kouma ou finn reponn telefonn ?
R : Mo finn pas mo lame par griyaz, ek mo finn reponn telefonn. (?)
Q : Le 10 mars 2001, à quelle heure avez-vous terminé votre boulot ?
R : Pa finn travay mem. A 18 heures.
Q : Ki ou ti pe fer ?
R : Asize laba mem. Mo ti pe get mouvman.
Au début de l?audience, la cour a entendu la déposition d?un deuxième témoin, Katty Ramjiane, serveuse au restaurant Paparazzi à Grand-Baie. Elle déclare que dans la soirée du 9 mars 2001, Bernard Maigrot et Thierry Lagesse étaient dans ce restaurant et qu?ils y ont consommé du vin. Ils étaient, dit-elle, accompagnés de femmes et d?enfants, huit à 11 personnes. Elle précise que les deux hommes sont arrivés au restaurant vers 20 h 30 et se sont installés à la table n° 11.
Katty Ramjiane leur aurait servi une entrée, un plat de résistance, des boissons gazeuses, de l?eau et deux bouteilles de vin Frascotti Frontana. Elle confirme avoir servi à deux ou trois reprises du vin à Bernard Maigrot et Thierry Lagesse et admet s?être référée à l?addition pour savoir qu?ils avaient bu du vin ce soir-là. La police a consigné sa déposition trois ou quatre jours après le décès. La jeune femme dit connaître très bien Thierry Lagesse parce que le restaurant Paparazzi appartient à sa s?ur.
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