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La famille Bétancourt animée d?espoir après la libération des otages

11 janvier 2008, 20:00

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La fille d?Ingrid Betancourt a accueilli avec émotion et espoir la libération par les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) de deux otages colombiennes qu?ils détenaient, dont Clara Rojas enlevée avec sa mère il y a six ans.

S?exprimant de New York au micro de RTL hier et au nom de toute sa famille, Mélanie Betancourt (photo) s'est dite «extrêmement émue» et a considéré que la remise en liberté de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez représentait «un grand moment d?espoir possible pour nous tous».

«C'est la première fois qu?on se dit qu?on peut réussir», à savoir obtenir la libération de sa mère, la Franco-Colombienne dont le sort est pour le président Nicolas Sarkozy une des priorités de la diplomatie française.

Leur libération montre «qu'il n'y a pas de fatalité, les otages qui sont dans cette jungle ne sont pas condamnés à y mourir», a ajouté Mélanie Betancourt.

Chavez savoure son succès </B>

La libération des ex-otages représente une victoire politique pour le président vénézuélien Hugo Chavez, après des revers à la fois domestiques et internationaux. L?interruption de sa mission de médiation avec les FARC, fin novembre, par le président colombien Alvaro Uribe, n?a pas empêché Chavez d?obtenir finalement des guérilleros marxistes la libération de deux de leurs otages emblématiques. Cette opération a également apporté à Chavez un concert de félicitations internationales. Détracteur farouche de la politique de Washington, l'ancien parachutiste et initiateur de la «révolution socialiste» au Venezuela a même vu son action reconnue à demi-mot par Washington. Pour les analystes, l?accord de libération des otages vient relancer la popularité internationale de Chavez, un mois après le rejet du référendum sur l?extension de ses pouvoirs par une courte majorité de Vénézuéliens.

<B>La situation des otages des FARC </B>

Cette libération est la première percée importante dans la crise des otages des FARC, dont voici les grandes lignes :

■ <B>LES FARC :</B> Les Forces armées révolutionnaires de Colombie sont apparues dans les années soixante sous la forme d'une armée de paysans. Leurs effectifs sont estimés à 17 000 rebelles. La guérilla est la cible d?une campagne militaire ordonnée par le président Alvaro Uribe et soutenue par les Etats-Unis, mais continue à combattre et à pratiquer l?enlèvement ainsi que le trafic de cocaïne.

■ <B> OTAGES : </B> Les «Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia» détiendraient 3 170 personnes (évaluation : février 2007) dans la forêt amazonienne et ont pour habitude d?utiliser leurs otages comme source de financement de leur rébellion, au même titre que l?extorsion et le trafic de drogue. Parmi ces otages, Bétancourt et trois Américains font partie d?un groupe d?une cinquantaine de captifs que les FARC veulent échanger contre un demi-millier de rebelles détenus, pour certains, depuis près de dix ans dans des camps secrets dressés dans la jungle. Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne, a été capturée le 23 février 2002 à Florencia, dans le sud de la Colombie, alors qu?elle menait campagne avec Clara Rojas. Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves, trois Américains travaillant pour le compte du département américain de la Défense, ont été enlevés en 2003 après un accident d?avion au cours d?une mission de lutte contre le trafic de drogue.

■ <B> ZONE DEMILITARISEE :</B> Les FARC réclament la démilitarisation d'un territoire de 780 km (l?équivalent de la ville de New York) autour des municipalités de Florida et Pradera, près de Cali, pour une durée de 45 jours afin de concrétiser un accord humanitaire et de faire avancer la recherche d?une solution politique au conflit. Les autorités colombiennes s?y opposent.

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