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La douce révolution éducative
Nowsheen Karamuth est en classe de troisième. Assise devant Darshani, sa petite camarade de classe, samedi dernier au collège d’ Etat Tanacoody, elle chante à haute voix une chanson que son prof fredonne sur une note de guitare devant une ribambelle d’enfants. “Je suis très heureuse de faire partie de SCAS parce que j’ai la possibilité d’apprendre beaucoup de choses dans la vie”, dit Nowsheen après une pause pour écouter les explications de Cyril Luximan. Il attend un ami qui va bientôt prendre sa place pour les cours de théâtre.
Dans une autre classe, un autre groupe d’enfants, à la flûte, se laissent entraîner par la voix de Céline Dion qui chante Love will go on, la bande originale du film Titanic.
“Nous avons cette année des projets pour les élèves des std 1et 2 et nous voulons les réorienter dès leur plus jeune âge”, confie Barlène Sawymnaden, président de la SCAS.
Dans la cour de l’école, des élèves de troisième suivent attentivement les explications d’un autre enseignant qui leur apprend à chanter l’hymne national et pouirquoi il faut le chanter avec respect. “Nous voulons faire de ces enfants de vrais citoyens responsables”, fait comprendre le président de la SCAS.
La Social Cultural Arts and Self Academy (SCAS) voit grand pour ses membres. Dans leur plan quinquennal, les responsables misent beaucoup sur la formation pour promouvoir la spiritualité, la culture, les valeurs, la philosophie, la littérature et l’art pour le développement intégral de l’homme.
Les fondateurs de la SCAS, créée en 1995, au moment où la formule du ranking était en vigueur, ont commencé à réfléchir sérieusement sur de nouvelles méthodes pour tirer parents et enfants des griffes de la peur et des conséquences de mauvais résultats pour leurs enfants.
Quelques mois plus tard, en août de la même année, Quarante-cinq élèves et leur prof veulent relever un défi. Ils introduisent durant un mois, des chants, des danses, de la musique, du théâtre, de l’humour dans les cours scolaires pour préparer un camp de vacances de quatre jours aux villas Pointe-aux-Roches.
“C’était une très grande expérience pour les parents les, enfants et leurs profs. Un camp de vacances inédit, une douce révolution éducative, voire une révolution sociale qui s’annonçait car c’était la découverte de talents les plus divers chez les enfants. L’expérience est concluante. Quatre mois plus tard les résultats du Certificate of Primary Education(CPE) sont publiés. Les 45 enfants venaient de prouver à l’île Maurice qu’on peut apprendre et réussir autrement”, raconte Barlène Sawmynaden, président de la SCAS.
Selon les témoignages des membres, le succès durant la même année créa un engouement tel pour ce camp de vacances très particulier que de 1996 à 2000, plusieurs centaines d’enfants y participeront. Ils produiront les mêmes effets positifs. En l’an 2000, les étudiants du secondaire se regroupent avec leurs profs dans le but de créer une force intellectuelle et artistique. Ils lancent un document intitulé L’école n’est pas suffisante. Et ce fut l’émergence du SCAS dont l’objectif principal est le développement intégral à travers des activités extra-scolaires.
Les projets 2006-2010</B>
Activer les démarches pour l’achat ou rechercher l’aide de l’Etat pour la construction d’un complexe dont la première phase (salle de classe et gymnase) devrait être complétée vers 2010
Recrutement de 100 enfants de 3e et de 4e tous les deux ans.
Rendre opérationnel la structure passerelle pour les étudiants de Form IV en 2006.
Offrir à des étudiants la formation adéquate afin qu’ils puissent aspirer à devenir les formateurs de demain.
Membres honorifiques</B>
Mary-Ann Griffiths, directrice de Bioculture, est à la tête d’une structure mise en place en 2005 par SCAS pour accueillir des membres honorifiques.
Les membres honorifiques ont pour tâche d’aider la SCAS s’orienter vers le professionnalisme, étendre l’éventail des cours, accueillir les enfants défavorisés et ouvrir d’autres centres dans l’île.
Comment y accéder ?
Il suffit de faire une contribution minimale one-off de Rs 500 ou toute autre somme de leur choix. En retour, les membres honorifiques seront informés des projets et des activités de la SCAS. Pour de plus amples informations téléphoner au 625-4458 après 15 heures.
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