Publicité

La disponibilité et le prix des légumes en dents de scie

13 février 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les conditions climatiques affectent les plantations de légumes. La sécheresse a notamment eu un impact sur les récoltes, non seulement en termes de rendement, mais aussi par rapport à la qualité de certains produits. Disponibilité et prix varient au fil des semaines et des mois en saison cyclonique. Cette variation se ressent d?autant plus lorsque, comme pour cette année, la saison cyclonique a été précédée par une période de sécheresse.

Durant les mois où l?on attend des cyclones, le taux de semence est réduit afin d?éviter une trop grande prise de risques et une perte éventuelle de ces semences qui seraient endommagées par les averses et les rafales. Afin d?éviter un tel scénario catastrophe, les planteurs revoient leur taux de semence. «Par rapport aux nouvelles plantations, moins de 50 % des planteurs ont déjà planté», affirme Kreepalloo Sunghoon, secrétaire de la Small Planters Association. Il souligne cependant que cette tendance n?est pas inhabituelle et qu?il n?y a pas de pénurie de légumes.

La Small Planters Association s?attend cependant à ce que le prix des légumes baisse, de manière générale, dans environ une quinzaine de jours. En effet, la prochaine récolte se fera d?ici deux semaines. «Bann plan pou koumens raporte ek pou disponib lor marse a nouvo», poursuit Kreepalloo Sunghoon.

<B>Pâtissons disparus</B>

Ce représentant des petits planteurs explique aussi que l?approvisionnement en eau pose problème. «Nous avions l?habitude d?être approvisionnés en eau à partir de janvier de manière normale et là, nous dépendons toujours, surtout dans le Nord, des camions-citernes.» Kreepalloo Sunghoon poursuit en expliquant que le taux élevé d?évaporation, de par la température, entre aussi en jeu. «Li fer ki rapor li moin.»

Au niveau de l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU), on fait ressortir que le taux d?humidité affecte la qualité des légumes et leur longévité. Un porte-parole de l?AREU souligne aussi que les pluies récentes sont été bénéfiques pour les plantations, et que la communauté des planteurs est habituée à la période cyclonique annuelle.

Certains légumes se font rares sur les étals de maraîchers. «Les averses et les grosses chaleurs ont affecté les légumes et certains, comme le pâtisson et la courgette, ont pratiquement disparu», assure Nasser Peerally, président de la Market Traders Association.

<B>Support technique</B>

Il estime que plusieurs produits ne seront disponibles qu?en quantité restreinte durant la semaine qui va suivre. «Brède petsai», chou et carottes vont diminuer en quantité dans ce laps de temps», soutient le porte-parole des maraîchers. Seul légume en vente en abondance, selon la Market Traders Association : l?aubergine.

Si les projections des planteurs sont justes, et que la récolte se déroule comme prévu, la baisse de quantité de légumes ne devrait être que de courte durée.

Les planteurs réclament en période de sécheresse et de cyclones, de l?aide du gouvernement. Un support technique offert à travers l?AREU leur offre une assistance de différentes façons. «Nous faisons surtout les constats et donnons un soutien technique afin d?empêcher que la productivité ne baisse sur la durée», explique Dan Damar, directeur de l?AREU.

L?organisme entre aussi en jeu après le passage d?un cyclone, moment auquel une évaluation des dégâts doit être faite. «Il nous faut, là, faire un constat afin de préparer le dossier à présenter au cas où il faille faire appel à l?aide étrangère pour un soutien financier ou autre», résume Dan Damar.

Publicité