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La direction du PTr pas favorable à une partielle
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La direction du PTr pas favorable à une partielle
Les travaillistes ne souhaitent pas une partielle à Port-Louis Maritime - Port-Louis Est pour remplacer le député démissionnaire, Siddick Chady. Ils optent davantage pour des élections générales en 2005. D’ailleurs, ils n’approuvent pas la démarche de Siddick Chady de se retirer de l’Assemblée nationale. Après avoir longtemps hésité, ce dernier a remis sa lettre de démission au Speaker, Dev Ramnah, vers14 h 15, hier. Il s'est dit serein au moment de déposer sa lettre.
Les milieux proches du Parti travailliste (PTr) indiquent que “la direction du PTr ne souhaite pas une partielle”. Toutefois, le leader, Navin Ramgoolam, s’est abstenu de commenter cette affaire. L’argument des travaillistes est, “qu’à un an des élections générales, le pays ne peut se permettre le luxe de gaspiller de l’argent pour une partielle. De plus, cette élection sera malsaine pour le pays”.
Le MMM n’a pas fait de commentaires sur la démission de Siddick Chady. Ce n’est qu’après des discussions à son bureau politique samedi prochain qu’il commentera l’affaire, précise le secrétaire général du parti, Ivan Collendavelloo. Le MSM a aussi choisi la voie de la discrétion sur ce retrait du député Chady du Parlement.
Néanmoins, dans l’éventualité que le gouvernement organise une partielle, elle se fera sans Siddick Chady. C’est d’ailleurs une des conditions imposées à l’ex-député par le PTr, lors de sa rencontre avec Navin Ramgoolam, et le secrétaire général du parti, hier à la résidence du leader du parti à Riverwalk. “Il n’est pas question qu’il soit candidat pour la partielle. S’il souhaite aider, nous n’allons pas refuser son aide”, précise Navin Ramgoolam.
Toutefois, à l’issue de sa rencontre avec le Speaker, Siddick Chady, a donné l’impression que c’était lui qui ne souhaitait pas cette candidature pour la partielle. “C’est ridicule que je sois candidat à ma propre succession. Je vais soutenir le candidat travailliste car je ne souhaite pas être candidat.” En cas de partielle, le nom d’Abu Kasenally pour une candidature rouge est cité avec persistance.
Siddick Chady garde néanmoins l’espoir pour les législatives en se remettant aux prérogatives du leader du parti, Navin Ramgoolam. Même sa réintégration au sein de son ancien parti ne se fera pas sans heurts, apprend-on de sources proches du PTr. Siddick Chady est aujourd’hui un homme isolé et il peinera énormément pour avoir de nouveau sa place dans le parti.
C’est en quelque sorte la revanche du PTr après sa démission de toutes les instances de ce parti en mai 2003. Son impair lui sera difficilement pardonnable, indiquent les milieux proches des travaillistes. D’autant que ses tentatives pour un rapprochement avec l’alliance gouvernementale étaient connues peu après sa démission des rouges.
<B>Principes et valeurs</B>
Siddick Chady nie toutefois avoir eu de telles ambitions. Il avait même affirmé en mai 2003 avoir “commis une faute” en menant une campagne virulente contre l’accession de Paul Bérenger au poste de Premier ministre.
Déjà quand il quitte les travaillistes en mai 2003, Navin Ramgoolam, durcit le ton avec lui : “Le PTr est un parti de principes et de valeurs. Ceux qui ne peuvent s’adapter à cela n’y ont pas leur place. Personne n’est indispensable au PTr.” Siddick Chady avait aussi exprimé l’an dernier son intention de créer un parti politi-que : pour faire la “politique autrement”. Aujourd’hui, il change à nouveau d’avis et ne jure que par les travaillistes. Il avait pourtant quitté ce parti “simplement parce que la ligne du parti me prive de la liberté d’agir comme je l’entends”. Le bureau politique des travaillistes discutera de sa démission le lundi 13 septembre.
Siddick Chady a cependant tenu, avant de soumettre sa démission, à rencontrer le leader du PTr pour connaître “la marche à suivre après ma démission.” Ayant d’autres engagements, ce dernier n’a pu le recevoir pendant la soirée de mardi. Le Clerk de Siddick Chady envoie entre-temps un fax au Speaker à minuit en attendant de lui remettre personnellement la lettre.
C’est ainsi que le député met fin à 14 ans de vie parlementaire. Il a été élu en deux occasions en 1991 et en 1995 dans la circonscription de Stanley-Rose-Hill. En septembre 2003, il change de circonscription et se porte étant candidat à Port-Louis Maritime- Port-Louis Est. Il est élu deuxième après Sam Lauthan.
EN CAS DE DÉMISSION D’UN DÉPUTÉ
<B>L’élection de remplacement n’est pas inevitable</B>
■ Le gouvernement peut éviter une élection partielle pour le remplacement d’un député démissionnaire, et aller directement aux élections générales dans un an, c’est-à-dire à la fin de son mandat.
En effet, la législation prévoit la tenue d’une élection partielle dans un délai maximum de 240 jours (un peu moins de huit mois) après une démission. Mais, indique le commissaire électoral Irfan Rahman, si le Parlement était dissout peu avant, ou même à la veille de la date fixée pour cette élection, celle-ci deviendrait caduque et ne pourrait être tenue.
Le délai pour la tenue des élections générales, après la dissolution du Parlement, est de 150 jours (légèrement inférieur à cinq mois). Ainsi, le gouvernement peut, s’il le veut, disposer de plus de 12 mois pour tenir les élections générales et éviter une partielle. La responsabilité de fixer les dates de dépôt de candidatures et de l’élection incombe au président de la République.
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