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La demande de crédits du secteur privé s?affaiblit
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La demande de crédits du secteur privé s?affaiblit
Les crédits accordés par les banques commerciales au secteur privé pour l?année financière 2002-03 s?élèvent à Rs 85 milliards. Ce chiffre représente une augmentation de 6,4 % par rapport à la période précédente. Cette croissance est cependant inférieure à celle enregistrée durant l?année financière 2001-2002.
C?est ce qu?indique le rapport annuel de la Banque de Maurice. Les dépôts sont, eux, passés de Rs 104,2 milliards à Rs 116,2 milliards (une croissance de 11,5 %) entre juin 2002 et juin 2003. Le credit-deposit ratio des banques commerciales chute pour la deuxième année consécutive passant de 76,7 % en juin 2002 à 73,2 % à la fin de juin 2003.
Les crédits accordés à la zone franche subissent une contraction de15,6 % (représentant Rs 1,2 milliard) par rapport à l?année précédente. Des baisses sont aussi notées dans les financements accordés à plusieurs autres activités manufacturières : petites et moyennes entreprises (-6,6 %); et l?imprimerie et l?édition (-23 %). Aucun crédit n?a été accordé aux entreprises détenant un certificat de Strategic Local Enterprise.
Dans le secteur agricole, ce sont aux établissements sucriers que les banques commerciales ont prêté le plus. Les crédits obtenus se chiffrent à Rs 8,3 milliards, soit 62,6 % du montant global alloué à l?agriculture.
Baisse des taux
Dans le secteur du tourisme, ce sont les prestataires de services de gestion hôtelière qui ont obtenu la plus large portion des prêts : Rs 6,7 milliards, soit plus de la moitié des ressources bancaires canalisées vers ce secteur.
Les autres gros récipiendaires de crédits sont les hôtels (Rs 5,4 milliards) et les grossistes (Rs 3 milliards).
Les prêts personnels ont augmenté de 12,8 % entre juin 2002 et juin 2003, contre 6,4 % pour la période précédente.
Les taux d?intérêt pratiqués par les banques commerciales ont adopté une tendance à la baisse suivant le cours du Lombart Rate, le taux directeur de la Banque centrale. Le Lombart Rate a chuté de 125 points entre juin 2002 et juin 2003. La Banque de Maurice avait procédé à des baisses du taux directeur en quatre occasions. Le principal but recherché est de relancer les secteurs productifs de l?économie. La politique monétaire devait connaître une certaine relaxation en raison de la phase de désinflation de l?économie.
Sur le plan de l?emploi, la Banque centrale note que la montée du chômage reflète en grande partie le déséquilibre entre les compétences disponibles et les ressources recherchées, de même que les rigidités du marché du travail. L?institution évoque la nécessité de mettre l?économie sur une trajectoire de croissance susceptible de générer un haut niveau d?emplois. Elle fait un appel pour la poursuite des réformes structurelles que connaît actuellement l?économie.
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