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La démocratisation prend du galon !

26 juillet 2008, 00:00

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Nous n?avons rien compris : la démocratisation n?est PAS, comme l?imaginaient certains, une tentative de prendre aux gros pour donner aux petits, puisque les salaires des ministres et parlementaires ont été grassement augmentés, sans que l?on ne compense les petits salaires par les mêmes montants (parfois des dizaines de milliers de roupies par personne).

De plus puisque la Compagnie mauricienne de textile (CMT) est, selon la plupart des critères économiques connus, plus « grosse » que Bel Air SE, la démocratisation de l?économie, ce n?est donc pas, non plus, de refuser des permis à ceux qui font trop de profits pour donner à d?autres qui en font moins (les profits de CMT s?affichent à Rs 1,3 milliard à juin 2007, ceux de Bel Air SE à moins de 100 millions ? Rs 36 M pour être exact).

Ce ne serait même pas une question de s?attaquer aux Franco-Mauriciens : voilà qu?un «Anglo», Rountree, se retrouve mis sur la touche ! ça se résume donc à quoi en fin de compte : à punir quiconque refuse de «jouer le jeu». (Comment CMT et François Woo n?ont pas tout de suite compris qu?on lui faisait, là, un cadeau diablement empoisonné, beaucoup de personnes tirant inévitablement des conclusions du fait que, à lui, on donne des terres pour lesquelles l?autre refusait de payer, d?autant que son permis a pris deux mois pour être sanctionné, contre plusieurs années d?«analyses» pour Bel Air !). Où est-ce une manière de condamner aux gémonies ceux qui possèdent des terres ?

Il faudrait, dès lors, savoir quel est ce nombre magique d?arpents au-delà desquels il faut subir un traitement de «démocratisation». Car Bel Air SE, dans la mouvance actuelle, me rappelle plutôt un «gros» planteur? sans cheminée d?ailleurs! La commission de démocratisation de l?économie pourrait-elle nous publier le hit-parade des propriétaires terriens pour nous éclairer ? Et que fait-on du concept quand il n?y a pas de patrimoine foncier a priori important ? Par exemple, New Mauritius Hotels ne possède pas des terres de manière patrimoniale, ne les compte pas par centaines d?arpents; mieux, ne les exploite que parce que le gouvernement a bien voulu les lui concéder pour les développer, mais il est considéré comme un gros «crapo» quand il investit dans une distillerie, agrémentée d?un restaurant à Chamarel ! Quoi conclure ? Faut-il inviter les «crapos» à ne plus investir à Maurice? Pourquoi ne pas le dire, ouvertement ?

<B>Quel progres au hit-parade des pays</B>

Après le ba(i)l de Midas dans le Sud, la décision toute surprenante («in the public interest», vraiment ?) qui empêche au groupe Lagesse de consolider le capital de la Mauritius UnionAssurance, l?enquête de l?ICAC sur l?agent travailliste de Triolet qui, le plus naturellement du monde revendit un bail du gouvernement pour Rs 150 millions, la fermeture de Desbro suivit, par pur hasard, par la libéralisation des prix du fer réclamé par Desbro pendant des mois, l?accord MAAS remis en question in extremis pour «coincer» l?industrie sucrière a encore plus de concessions, la remise en question des contrats des producteurs privés d?électricité au motif qu?ils faisaient «trop» de profits en occultant le fait qu?ils avaient pourtant été sollicités et approuvés au temps où il fallait que quelqu?un produise du «courant» à la place d?un CEB sans moyens ; il y a vraiment de quoi se demander si c?est comme cela que l?on va progresser au hit-parade des pays où il est le plus facile de faire des affaires !

Les ambassades étrangères prendront bonne note et en accorderont, sans doute, en conséquence?

<B>PUCK</B>

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