Publicité

La culture d?entreprise reste précaire

20 mars 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Forum francophone des affaires s?était réuni jeudi autour d?une visioconférence pour discuter de l?entrepreneuriat dans le monde francophone, sur le thème L?entrepreneur, fruit de son milieu. Y participaient des représentants de quatorze pays, tels que le

ministre du Québec, Jean Charest, sous le patronage de l?Organisation internationale de la Francophonie, avec la présence d?Abdou Diouf, son secrétaire général. Maurice était représenté par François de Grivel, président du Forum francophone des affaires (antenne locale) et par Jean-Claude de l?Estrac, directeur général de La Sentinelle.

Pendant trois heures, les participants ont parlé de la situation de la culture entrepreneuriale dans leurs pays respectifs. Cet échange aura permis de constater que le continent africain attend beaucoup des initiatives entrepreneuriales de ses jeunes pour sortir de la pauvreté. Mais les obstacles sont multiples : manque d?encadrement et d?appui aux entrepreneurs, concurrence déloyale des activités informelles, difficultés d?accès aux capitaux et aux marchés?

En bref, l?état de la culture d?entreprise en Afrique francophone reste précaire. L?absence d?un secteur privé digne de ce nom est la cause principale. Très souvent, l?État domine l?activité économique et ne laisse que très peu d?espace aux acteurs privés. Ces derniers, eux-mêmes, manquent d?ambition. Leur activité se limite trop souvent à la production artisanale.

Abdou Diouf a fait un véritable plaidoyer en faveur de la microentreprise en Afrique, dont l?apport fait reculer la pauvreté, notamment chez les femmes. Il a ainsi mis l?accent sur la nécessité de mettre en place des facilités de microcrédit.

Il a énuméré les conditions qui doivent être réunies pour l?épanouissement de l?initiative privée, telles que la stabilité politique et sociale et l?existence d?institutions de justice fiables.

La visioconférence fut un moment privilégié d?échanges d?expériences. François de Grivel a plaidé en faveur d?une synergie entre les pays francophones. « Les entreprises mauriciennes sont déjà présentes en Afrique de l?Est et de l?Ouest. Maurice peut devenir le catalyseur de cette synergie en Afrique francophone. » Enfin, après avoir retracé le parcours industriel de Maurice depuis l?Indépendance, Jean-Claude de l?Estrac constate que le secteur privé est aujourd?hui à bout de souffle. « Il faut aujourd?hui importer les idées. Plus que les capitaux, ce sont les idées dont nous avons besoin ! »

Publicité