Publicité

La croissance revue à la baisse

11 juillet 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

En attendant les éventuels fruits de la réforme de l?économie, les perspectives de croissance se dégradent pour l?année en cours. Le Central Statistics Office (CSO) a effectivement revu à la baisse ses prévisions concernant l?expansion du produit intérieur brut (PIB). Le taux de croissance sera de 4,6 % au lieu de 4,7 % estiment les analystes du gouvernement dans les derniers National Accounts Estimates publiées hier.

Cette estimation est à être opposée à une base encore plus faible que prévue car la croissance en 2005 a été encore une fois revue à la baisse pour s?établir à 2,5% et non plus à 2,7%. Cela amplifie l?effet statistique pour le taux de croissance en 2006.

La révision à la baisse de la croissance cette année par le CSO rejoint l?analyse des économistes de la Mauritius Commercial Bank (MCB) qui ont vendredi dernier ramené leurs prévisions de croissance de 4,5 à 4,3 %.

Dans les deux cas, la baisse est essentiellement attribuable à une réduction attendue de la production sucrière. Elle devrait être de 530 000 tonnes contre les 550 000 tonnes escomptées au départ.

L?impact du chikungunya sur le tourisme pèsera également. La croissance dans ce secteur sera de 6,1 % et non de 7,8 % comme avancé par le CSO précédemment. Le nombre de touristes devrait tourner autour de 810 000, un nombre inférieur aux 825 000 estimés auparavant. Le secteur des services financiers devrait également faire moins bien que prévu.

Néanmoins, le CSO a également quelques plutôt bonnes nouvelles. Ainsi la zone franche composée essentiellement du textile- habillement devrait connaître une contraction de 1,5 % contre 4 % prévu initialement. Le secteur non zone franche et le commerce devraient également mieux se porter.

Au niveau des principaux paramètres macroéconomiques, les indicateurs soufflent le chaud et le froid. Le taux d?épargne recule passant de 17 à 15,5 % tandis que le taux de croissance de la consommation régresse mais reste élevé passant de 7,1 à 5,5 %. Cela indique que le Mauricien mange son épargne pour maintenir son niveau de consommation.

Légère embellie sur le front de l?investissement qui devrait croître de 4,7 % comparativement à une baisse de 2 % l?année dernière.

L?investissement du secteur privé devrait croître de 7,4 % après une baisse de 1,5 % en 2005. Cette hausse est essentiellement attribuable aux investissements dans l?hôtellerie, les integrated resorts schemes et la construction d?une nouvelle centrale électrique à Savannah.

Toutefois, la part du privé dans l?investissement total devrait baisser passant de 69,9 à 64,1% d?une année à l?autre.

Publicité