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La création d?un fonds pour ouvriers fait tiquer
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La création d?un fonds pour ouvriers fait tiquer
Instituer un fonds pour dédommager des ouvriers licenciés de la zone franche. C?est ce que prévoit le Work Fare Programme préconisé par l?Employment Rights Bill (ERB). Mais si le patronat s?en dit satisfait, les syndicats, eux, ne sont pas contents. Ils l?ont fait comprendre au cours d?une réunion avec le ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree, hier à la Victoria House, tenue dans le cadre du licenciement d?environ 300 ouvriers des usines Job Textiles et Palmira Ltd.
Présente à la réunion, une centaine d?ouvriers a fait valoir qu?elle souhaite recevoir une allocation de chômage. «On n?arrive pas à joindre les deux bouts», lâche Laura Abraham, une ouvrière licenciée. Avec les autres ouvriers, elle est soutenue par les dirigeants de la Federation of Parastal Bodies and Other Unions (FPBOU). Ces derniers estiment qu?il serait mieux d?allouer une allocation de chômage à ces licenciés au lieu d?appliquer les dispositions du Work Fare Programme.
Vu que ce projet de loi n?a pas encore été adopté par le Parlement, Vasant Bunwaree a déclaré qu?il étudie la possibilité d?octroyer à chacun des 300 licenciés des deux usines, une somme de Rs 6 000 en attendant qu?ils obtiennent un emploi.
Interrogé hier, à l?issue de cette réunion, Deepak Benydin, président de la fédération, a déclaré que les dispositions de l?ERB ne répondent pas aux aspirations des licenciés de la zone franche. Il affirme que le projet de loi prévoit qu?un licencié de la zone franche ne reçoive que 30 % de son salaire au bout de neuf mois. «C?est inadmissible», dit le syndicaliste.
Pour mettre au point le Work Fare Programme, l?ERB prévoit la mise sur pied d?un plan de financement. Chaque employeur devra contribuer 2,5 % du salaire de chaque employé dans le National Savings Fund. Le salarié contribuera à son tour 1 % de son salaire.
Interrogé hier, à propos de la demande formulée par la FPBOU sur la nécessité d?accorder une allocation de chômage, Pradeep Dursun, porte-parole de la Mauritius Employers Federation (MEF) a déclaré qu?il est contre cette idée. «On ne peut pas assister un employé éternellement. On est plus en faveur de la réinsertion des licenciés dans le monde du travail à travers le Work Fare Programme», a conclu Pradeep Dursun.
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