Publicité
La Cour suprême réprimande de nouveau le National Adoption Council
Par
Partager cet article
La Cour suprême réprimande de nouveau le National Adoption Council
Mauvaise passe pour le National Adoption Council (NAC). Cette instance a été désavouée par un juge deux fois en deux mois. Le dernier blâme a été prononcé hier par le juge Saheeda Peeroo. Elle a désapprouvé la décision du NAC de rejeter la demande d?un couple français, Nadire et Karima Chelouah, pour adopter Ashwani Anundoo, âgée de quatre ans. Cela, alors que ces derniers ont déjà adopté son frère et eu le feu vert des autorités françaises pour enclencher les procédures pour l?adoption de la fillette.
Le juge note que les procès verbaux du NAC n?ont été remis ni à l?avoué du couple français ni au représentant du parquet. Elle critique la présidente du NAC et fait ressortir qu?elle n?a pas mentionné la date exacte à laquelle la demande fut analysée. Ce qui, selon elle, crée des doutes quant au fait de savoir si la réunion a effectivement eu lieu. ?The apparent serious irregularities pointed out, and which have not been denied by the Council, render the findings questionable and the Council?s decision invalid.?
Attitude positive
Il estime, en outre, que la présidente du NAC ?misdirected herself in believing that the biological mother of Ashwani should have looked for adoptive parents for her child in Mauritius?. Pour elle, ?it is not desirable that the Council, and still less the Chairperson, should come to the conclusion, by drawing inference from an incomplete enquiry, that the child was a ?victim of a sordid child trafficking? transaction involving many people both in Mauritius and abroad?.
Le juge en conclut que le couple français a eu une attitude positive en voulant adopter Ashwani pour ne pas la séparer de son frère aîné. Il a été autorisé à faire une demande devant le juge en référé.
Le NAC avait également été désavoué en juin 2006. Le juge Premila Balgobin, siégeant en référé, avait alors critiqué le NAC et renversé sa décision de rejeter la demande d?une Française, Sylvie Marie Monique Missud, d?adopter un bébé mauricien. Elle l?avait, elle aussi, autorisée à entamer des démarches juridiques pour cette adoption.
Publicité
Publicité
Les plus récents