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La cour entend la réclamation d?une ancienne hôtesse d?Air Mauritius
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La cour entend la réclamation d?une ancienne hôtesse d?Air Mauritius
Un million de roupies. C?est ce que réclame Vanessa Lalsing, une ex-hôtesse d?Air Mauritius, pour renvoi injustifié. L?affaire a été entendue, hier en cour industrielle, devant le magistrat Hajee Abdoula.
La jeune femme, suspendue de ses fonctions le 3 mai 2004, soutient qu?elle a été poussée à démissionner (constructively dismissed) car la compagnie ne l?a pas assistée dans son accouchement à Londres alors qu?elle était de service sur un vol la veille. Elle argue aussi n?avoir reçu aucun salaire lors de sa suspension et avoir été menacée de poursuite afin qu?elle rembourse les frais de son accouchement.
Dans sa déposition sous serment hier, l?ancienne hôtesse reconnaît avoir été accusée d?avoir, le 3 mars 2003, émis un chèque de Rs 570 sans provision mais que l?affaire avait été réglée à l?amiable le même jour.
Le 18 mars 2004, elle est affectée sur le vol MK 042 en partance pour Londres. Alors qu?elle séjourne dans un hôtel londonien, elle ressent des douleurs. Admise dans un l?hôpital, elle accouche d?un garçon le lendemain. Le bébé, né prématurément, présente les symptômes de jaunisse.
Quatre jours après, son époux obtient un billet d?avion d?Air Mauritius pour la rejoindre à Londres, sous condition de rembourser la compagnie à son retour. Après trois jours passés à l?hôpital, la maman retourne à l?hôtel mais le couple doit, tous les jours, y emmener le bébé pour un suivi médical. De plus, le consultant en pédiatrie déconseille aux parents le voyage en avion avant huit semaines.
Emission de chèque sans provision
Vanessa Lalsing affirme qu?à l?hôtel, un des préposés d?Air Mauritius l?informe que la compagnie va régler ses notes d?hôtel de même que les dépenses encourues pour son séjour à l?hôpital, à condition qu?elle les rembourse à son retour à Maurice.
Le 2 avril 2004, la branche londonienne d?Air Mauritius lui demande de quitter l?hôtel. Elle convainc les médecins anglais de la laisser rentrer au pays pour cause de problèmes financiers. Ils lui remettent l?enfant mais ?à ses propres risques?. Elle regagne Maurice le 16 avril.
Le 22 avril, Vanessa Lalsing est inculpée par le Directeur des poursuites publiques pour émission de chèque sans provision. Elle est relâchée sous caution après sa comparution en cour de Rose-Hill, et interdite de quitter le pays.
Convoquée devant un comité disciplinaire d?Air Mauritius, l?hôtesse est suspendue de ses fonctions le 3 mai et sa demande de congé de maternité rejetée. Sa lettre de suspension stipule qu?elle ne percevra aucun salaire à partir du 11 juin 2004.
C?est ainsi, avance Vanessa Lalsing, qu?elle se retrouve dans l?impossibilité de rembourser les Rs 75 516 réclamées par Air Mauritius pour ses notes d?hôtel de même que les £ 3 300 de frais médicaux. Le 22 novembre 2004, son inculpation d?émission de chèque sans provision est rayée par le tribunal de Rose-Hill.
Pour sa part, Air Mauritius affirme que la suspension est justifiée : Vanessa Lalsing a été arrêtée par la police pour émission de chèque sans provision, vol d?une carte bancaire et elle n?a pas fait part de sa grossesse, en violation des normes la compagnie.
La compagnie ajoute que la police l?a inculpée pour un autre vol de carte bancaire sur le vol MK 042, le 6 mai 2004, alors que le comité disciplinaire finalisait les charges à retenir contre elle. Air Mauritius dit ne se sentir nullement redevable envers Vanessa Lalsing concernant la somme réclamée et qu?elle n?a aucune base légitime pour considérer qu?elle a été ?constructively dismissed?.
La plaignante est défendue par Me Ashvin Ramdin alors qu?Air Mauritius est représentée par Me Desiré Basset S.C. L?affaire est renvoyée au 13 février 2006.
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