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La coopération Sud-Sud reprend un nouvel élan

18 mars 2008, 00:00

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«Les pays en développement devraient renforcer leur coopération régionale avec d?autres pays car cela aiderait à accélérer l?industrialisation, apporterait un changement structurel et faciliterait l?intégration dans une économie globale», dit Mohan Kaul, Chief Executive du Commonwealth Business Council (CBC). C?était hier lors de la cérémonie officielle d?ouverture du sommet d?affaires Afrique-Amériques-Asie 2008 (Africa-Americas-Asia Business Summit 2008). Ce sommet qui dure deux jours, s?est tenu au centre international de conférences Swami Vivekananda à Pailles. Organisé conjointement par le CBC, le Board of Investment, avec la collaboration de la Conférence des Nations unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), il a réuni des participants venus de divers pays africains, latino-américains et asiatiques.

<B>«Résultats encourageants»</B>

En matière de renforcement des liens de coopération régionale, Dubai Group, à travers son président exécutif Souad Ba?alawy a remporté la palme. Près de 250 millions de dollars américains seront bientôt investis par le groupe à Maurice. Il vise principalement le secteur du tourisme, celui des banques aussi avec l?instauration de la Finance islamique à Maurice, avant d?afficher son ambition régionale. «Notre vision ne se limite pas aux projets d?investissement à Maurice. Mais nous voulons aller au-delà dans la région, avec Maurice servant de plate-forme», a insisté Souad Ba?alawy.

Pour Rama Sithanen, vice- Premier ministre et ministre des Finances et du développement économique, sans investissement, il ne peut pas y avoir de développement. «Si nous résolvons l?énigme de l?investissement aussi bien dans les pays en développement et les pays moins avancés, alors, nous aurons atteint le c?ur du problème», a expliqué Rama Sithanen.

Pour le Premier ministre Navin Ramgoolam, les quatre pays leaders du Sud, notamment la Chine, l?Inde, le Brésil, et l?Afrique du Sud devraient générer assez de synergies pour faire fonctionner ce partenariat aussi bien pour les grandes économies que pour les petites, autant pour les économies en développement que pour les moins avancées. «Déjà, la Chine constitue une source primordiale d?investissements directs étrangers pour les pays en développement. Ici à Maurice, nous voyons déjà l?impact de cette dynamique Sud-Sud, particulièrement au niveau des investissements directs étrangers. La Chine est en train d?investir USD 700 millions dans une zone économique à Maurice, afin d?accéder au marché africain.» Il a rappelé l?important accroissement des investissements indiens à Maurice, qui se sont élevés à Rs 1,3 milliard durant les cinq dernières années contre seulement Rs 58 millions au cours du précédent quinquennat.

Toujours selon Navin Ramgoolam, durant ces deux dernières années d?ouverture où le pays est passé du modèle de préférence à celui de compétitivité globale, les résultats obtenus sont encourageants. «Durant la première année de réforme, en 2006, les investissements étrangers directs se sont accrus de 150 %, la seconde année de plus de 50 % et nous espérons un accroissement de 50 % cette année aussi», a déclaré le Premier ministre.

Les pays africains dans leur globalité, ont été encouragés à créer un environnement des affaires propice aux investissements étrangers.

Selon Rama Sithanen, ministre des Finances, sans investissement, pas de production et sans production pas d?échange. Malheureusement, les exportations africaines ne sont guère encourageantes. Selon Rajesh Jeetah, ministre de l?Industrie, des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et des

Coopératives, en 2006, les exportations de marchandises en provenance de l?Afrique représentent 0,3 % du total des exportations mondiales. Pour les pays européens, elles représentaient 37 %, contre 34 % pour l?Asie durant la même année.

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