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La continuité jugée bonne pour Maurice

3 novembre 2004, 20:00

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La réélection de George W. Bush à la présidence et le maintien de la majorité des Républicains au Congrès arrangent les affaires de Maurice. La préoccupation la plus immédiate du pays au niveau de ses relations avec les USA concerne la dérogation qui permettrait à l?industrie de la confection d?importer des matières premières de n?importe où et de bénéficier quand même d?un accès hors taxe au marché américain.

Avec la continuité à la Maison- Blanche et au Congrès, cette dérogation a de bonnes chances de passer, estime Maurice Vigier de la Tour, dirigeant de la Mauritius US Business Association. Il rappelle que c?est sous l?administration Bush que l?AGOA II et l?AGOA III ainsi que la dérogation pour Maurice ont été votés.

Le Miscellaneous Trade Bill, qui inclut cette dérogation pour Maurice, a été voté par le Sénat et par la Chambre des Représentants, mais, dans des versions légèrement différentes. La version finale de la loi doit être de nouveau approuvée par le Sénat et c?est là que deux sénateurs s?y étaient opposés récemment, pour des raisons électorales.

Pour Maurice Vigier de la Tour, maintenant que les élections sont finies, il n?y a pas de raison pour que le Sénat ne vote pas la version définitive du Miscellanous Trade Bill et la dérogation.

Même s?il y a une nouvelle objection, le Sénat peut recourir à un vote de clôture. ?Dans un tel cas, il suffirait d?une majorité de 60 % pour faire passer la loi. La première fois le Sénat l?avait adoptée à l?unanimité et je ne vois pas pourquoi il ne voterait pas une nouvelle fois pour la faire passer?, commente Maurice Vigier de la Tour.

Le Congrès reprend ses travaux le 16 novembre pour voter le budget en priorité et compléter le ?unfinished business?. Maurice Vigier de la Tour estime que la dérogation a de fortes chances d?être votée lors de cette session avant la fin de l?année.

Le president du Joint Economic Council (JEC), Ariff Currimjee, affiche le même optimisme. De toute façon, il n?y aurait pas eu de remise en cause de la politique des Américains envers Maurice et l?Afrique, symbolisée par l?AGOA, dit-il. La continuité implique aussi que Maurice conserve ses alliés et amis à la Maison-Blanche comme au Congrès. ?C?est un avantage pour nous car nous connaissons les décideurs qui eux aussi connaissent Maurice. Avec une nouvelle équipe nous aurions eu à créer de nouveaux contacts.?

Même avec un éventuel départ de Robert Zoellick, l?United States Trade Representative, son successeur pourrait être une autre connaissance, Grant Aldonas, qui en tant que sous-secretaire au Commerce est familier de la cause mauricienne, poursuit Maurice Vigier de la Tour. (Voir aussi page 12)

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